NETTALI.COM -La sentence est tombée. Les six prevenus impliqués dans l’affaire des médicaments saisis dans un immeuble à Patte d’oie ont été relaxés sans peune ni dépens. Le tribunal a, en plus, ordonné la restitution de leurs biens saisis

Ouf de soulagement pour les quatre prévenus qui ont été arrêtés dans l’affaire des médicaments saisis à la Patte d’oie. Ces derniers, en liberté provisoire, ne vont pas retourner en prison. La sentence relative à leur procès est tombée ce jeudi 9 décembre 2021 et le juge a tranché en leur faveur. Les deux Chinois et les deux pharmaciens sénégalais ont été tous relaxés purement et simplement. En sus, le juge a demandé la restitution de leurs biens saisis.

Le parquet avait requis des peines fermes contre eux mais, il n’a pas été suivi dans ses réquisitions. Les prévenus encouraient des peines allant de 2 ans à 4 ans de prison ferme.

Poursuivis pour association de malfaiteurs, vente illicite de médicaments et mise en danger de la vie d’autrui, les prévenus avaient, devant le prétoire, battu en brèche les accusations portées contre leurs personnes. Évaluée à plusieurs milliards de francs CFA, 90 % de la marchandise est constituée de dispositifs médicaux. 46,5 tonnes de soluté glucosé, 46 tonnes de dispositif médical, soit 585 cartons sur un total de 5 993.

Dans ses explications pour se défendre, Aliou Bâ ne parle pas de médicaments mais plutôt d’injections. Indiquant qu’il a toujours respecté son serment, il pointe du doigt ses concurrents qui, selon lui, veulent le liquider. Son collègue Mamour Niang a embouché la même trompette de dénégations. Il soutient avoir acheté les médicaments trouvés chez lui auprès des Chinois pour des journées de consultation gratuite. Une accusation réfutée par Hai Dong Zhang. Il jure ne pas être membre d’ une mafia. Sa thèse est appuyée par Bon Wang qu’il avait recruté comme cuisinier.

La partie civile entendue comme témoin après son désistement s’est justifiée sur son acte. Le pharmacien Assane Mbengue a confié qu’il s’agit d’un problème d’incompréhension car, il pensait que les produits étaient frauduleusement importés. Mais, après discussion avec les prévenus, il s’est rendu compte que ces derniers avaient agi de bonne foi. Pour la représentante du parquet, cette affaire est une question de santé publique qui pouvait conduire à des pathologies graves. Mais le tribunal n’est pas du même avis.