NETTALI.COM – Le travail colossal abattu par les troupes sénégalaises au Mali a été au menu des échanges, lors de la visite du chef de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma)  à Dakar.

Le Chef de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) est à Dakar, dans le cadre de la 36ème réunion de haut niveau des Chefs des Missions de paix de l’ONU en Afrique de l’Ouest. El-Ghassim Wane a eu, renseigne un communiqué, plusieurs rencontres avec les autorités sénégalaises dont le Président Macky Sall, autour de la contribution du Sénégal à la Mission de paix de l’ONU au Mali. “Le Chef de la mission de paix de l’ONU au Mali a salué le travail des troupes et de la police sénégalaises, soulignant en particulier leur apport crucial à Ogossagou (région de Mopti) et le long de l’axe Sévaré Bandiagara pour protéger les civils et les importantes infrastructures qui s’y trouvent’’, relève le document. Il indique, en outre, qu’il a ensuite présenté le plan d’adaptation des forces, qui vise à mieux calibrer la Minusma face à l’évolution de la menace, en particulier dans le Centre.

Au menu des échanges, il a été également question, dit-on, de l’augmentation des troupes proposée par le Secrétaire général de l’ONU, et sur la manière dont elle peut contribuer à soutenir davantage la stabilisation du Mali. La veille, autour des mêmes sujets, la délégation de la Minusma a également rencontré le Directeur général de la police. El-Ghassim Wane qui a durant son séjour rencontré le président de la République a réitéré son appréciation de la contribution sénégalaise à la Minusma et a fait le point sur les efforts en cours pour encourager un dialogue constructif entre la Cedeao et le Mali, afin de faciliter l’achèvement rapide et réussi de la transition.

En ce qui concerne le Mali, les chefs de mission Représentants spéciaux du Secrétaire général des Nations Unies, composés entre autres des Coordonnateurs résidents de l’ONU pour le Bénin, le Burkina Faso, le Niger et le Sénégal ainsi que le représentant du Bureau de coordination des Nations Unies pour le développement en Afrique ont souligné la nécessité pour les Parties maliennes de parvenir à un accord dans le cadre du processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR). Les différentes parties prenantes se sont toutefois félicitées de la proposition du gouvernement malien, de l’intégration “de 13 000 ex-combattants en 2021 et de 13 000 autres dans les deux à trois ans à venir comme une très bonne base pour mener à bien les DDR global tel que prévu par l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu des pourparlers d’Alger’’.

Ils n’ont pas manqué de se féliciter des efforts actuels des autorités de la transition pour l’élaboration d’une stratégie visant à améliorer la situation sécuritaire dans la région du Centre, notamment en réduisant la violence intercommunautaire et en assurant une présence effective de l’État dans les zones affectées.