NETTALI.COM -Reconnue coupable des faits d’exercice illégal d’une profession réglementée et mise en danger de la vie d’autrui, Mona Alexia Flory, la dame qui faisait grossir les fesses de ses clientes en une semaine, a écopé de 6 mois de prison dont 1 mois ferme.

Mona Alexia Flory a comparu ce lundi 6 septembre 2021 à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour les faits d’exercice illégal de médecine, mise en danger de la vie d’autrui. Cette dernière, pour ceux qui ne la connaissent pas, est cette dame de nationalité ivoirienne qui faisait des injections à ses clientes pour grossir leurs fesses en une semaine. Elle a été arrêtée en même temps que son mari qui lui servait d’assistant. Mais celui-ci n’a pas comparu. Il serait souffrant selon certaines sources.

La trentaine, la prévenue, mère de trois enfants, a, devant le prétoire, expliqué avoir acquis les diplômes qui lui permettent d’exercer cette profession.  Elle est bardée de diplômes. Elle dit être titulaire d’un master II en droit des affaires dans un institut au Canada. En sus, elle a obtenu son diplôme en beauté esthétique dans un institut à Paris. Mieux, elle a indiqué que le Sénégal n’est pas le seul pays où elle propose ses services.

A l’en croire, elle a une entreprise en Côte d’ivoire. Ses clientes, renseigne-t-elle, sont les femmes qui veulent être belles et les vieilles dames qui veulent se rajeunir. « J’ai eu trois patientes au Sénégal. Les interventions se faisaient dans une chambre d’hôtel », soutient-elle tout précisant qu’elle n’a jamais eu de souci à Abidjan. Elle pensait que ce serait pareil au Sénégal, hélas.

La prévenue, visiblement sûre de ses connaissances, a rassuré le juge qu’elle sait réparer une injection mal faite. « Je le fais depuis longtemps et ça fonctionne », souligne-t-elle même si paradoxalement, elle avoue méconnaitre la composition chimique du remède.  « Votre activité n’est pas valable en France. Les actes médicaux se limitent à la périphérie, pas d’injection », lui a fait savoir le juge.

Estimant que les faits de l’espèce ne souffrent d’aucune contestation, le parquet a requis 2 ans dont 6 mois ferme contre elle. La défense a plaidé la clémence.

Rendant sa sentence, le tribunal n’a pas suivi le réquisitoire du maître des poursuites. La prévenue, relaxée du délit d’exercice illégal de médecine, a été reconnue coupable des faits d’exercice illégal d’une profession réglementée et mise en danger de la vie d’autrui. Elle a écopé de 6 mois dont 1 mois ferme. En sus de la confiscation des objets saisis chez elle.