NETTALI.COM-Le leader de Fds / Les Guélewars magnifie la sortie du khalife général des Tidianes le jour de la Tamkharit.  Il juge son discours très important avant d’inviter la classe politique à en tirer leçons.

 Invité du Jury du dimanche, le leader des FDS Guélewar Babacar Diop a donné son point de vue sur le discours du Khalife général des Tidianes le jour de la Tamkharit. Une déclaration qu’il a bien a appréciée. Selon lui, en faisant cette sortie, le khalife général n’a fait que jouer son rôle d’autant plus que, de manière générale, les khalifes généraux perpétuent la mission prophétique. Laquelle est une mission critique, libératrice, de justice, de paix, de liberté, de dignité. « Les Khalifes généraux sont les gardiens de la paix et la paix est importante, elle est fondamentale. Sans la paix il n’y aura pas de développement et le développement même a pour finalité de consolider la paix », a déclaré Babacar Diop, considérant que les Khalifes généraux, les clergés et autres refusent de s’associer à l’Etat pour maintenir cette capacité critique pour qu’à chaque fois qu’il est nécessaire qu’ils puissent rappeler les principes.

S’agissant de l’appel à la vaccination lancé par le chef religieux, Babacar Diop magnifie la lucidité de ce dernier. Selon lui, c’est auprès des guides religieux qu’on devait démarrer pour réussir la communication relative à la campagne vaccinale.  Mais, constate-t-il avec regret : « il y a eu un désastre sur la communication institutionnelle lorsque quelqu’un a pris la parole menaçant les populations ». Selon lui, la déclaration de Macky Sall qui menaçait d’offrir lesdits vaccins à d’autres pays si les Sénégalais refusaient de se faire vacciner  est juste chaotique.  « Cette manière de faire, cette manière de s’adresser à une nation n’est pas correcte. On ne s’adresse pas à un peuple de cette manière », dénonce Babacar Diop. Avant d’ajouter : «  il faut parler de manière pédagogique, avec beaucoup de respect. Un leader doit gouverner par la pédagogie et je pense que c’est cette belle leçon que nous avons retenue du Khalife général des Tidianes ».

Grâce au discours du Khalife, Babacar Diop dit être convaincu que beaucoup de Sénégalais qui ne sont même pas de la confrérie tidiania vont suivre l’exemple de ce dernier en se faisant vacciner parce qu’il inspire confiance.

Dans le même sillage, il juge important le message que le guide religieux a adressé à la classe politique. Un message qui, selon lui, leur rappelle les valeurs nobles de la politique qui doit être faite avec éthique. Car, la finalité d’une organisation politique est de servir la nation.

Le Khalife s’adresse à ceux qui gouvernent le pays

« C’est pourquoi nous, au sein de FDS, nous l’avons toujours dit. Nous n’allons pas construire un parti à machine électorale qui serait intéressé à choisir des députés, des conseillers. Mais, nous voulons construire un corps de serviteurs publics, des hommes et des femmes engagés à servir. Nous devons être les esclaves du peuple et en ce sens nous devons comprendre le message du Khalife », indique-t-il. A l’en croire, le Khalife a parlé de paix et il ne peut pas y avoir de paix sans la justice. « Il n’y a pas de paix sans légalité. Le Khalife s’adresse à ceux qui gouvernent le pays en leur disant de gouverner sur la base de la justice. Ce qui est à la base de la violence c’est l’injustice. Ce qui est à la base des conflits qui menacent nos sociétés, c’est l’injustice. Si nous voulons construire une société de paix, une société stable, il faut une justice », souligne-t-il.

Poursuivant son argumentaire, il martèle : « ce qui n’honore pas la société c’est une classe politique, une caste politique qui s’enrichit. Des gens qui deviennent milliardaires, des gens qui ont mis en place un Etat prédateur fondé sur le clientélisme, sur la dilapidation. C’est l’extrême violence que le peuple subit et c’est cette extrême violence qu’il faudrait dénoncer ». Pour Babacar Diop, il faut, certes, respecter l’institution qui est le président de la République mais l’institution devrait inciter les gens à mieux la respecter. Pour cela, pense-t-il, elle doit avoir de la hauteur, de la compréhension. Elle doit comprendre sa responsabilité, doit savoir agir au nom du peuple.