NETTALI.COM – Gaston Mbengue se plie à la décision des autorités d’annuler tous les combats de lutte prévus le week-end prochain en raison de la troisième vague meurtrière de Covid-19. Mais le promoteur du combat Bombardier-Balla Gaye 2 ne se prive de s’attaquer aux activistes et à des mouvements comme “Y’en a marre”.

Il faut unir les forces pour faire face à la maladie.” Telle a été la première réaction de Gaston Mbengue après l’annulation des combats de lutte dont celui devant opposer Bombardier de Mbour et Balla Gaye 2 de Guédiawaye. “C’est nous qui avons investi notre argent pour faire plaisir aux Sénégalais, mais aussi gagner notre vie. Mais dans l’impossible nul n’est tenu“, a ajouté le promoteur de lutte.

Toutefois, Gaston Mbengue n’a pas raté l’occasion de solder quelques comptes avec ses détracteurs. “Il ne faut pas qu’on cherche des bouc-émissaires. Certains parlent comme des pyromanes. Pourtant, l’heure est grave. La maladie est là. Les gens sont en train de mourir.  On a investi des centaines de millions de francs. Mais il faut qu’on nous épargne certains propos. Tous ces gens qui parlent n’ont rien fait pour leur pays. Qu’on nous laisse tranquille. L’Etat est très fort. C’est l’Etat qui décide dans ce pays“, peste-t-il. Avant de poursuivre : “Le report ne nous fait pas plaisir, mais dans l’impossible, nul n’est tenu. On ne peut que se plier à la décision de l’Etat. Les combats n’ont pas été annulés, mais reportés. Espérons que la pandémie se termine et qu’on puisse organiser les combats d’ici un ou deux mois.

Ciblant ceux qu’il appelle des activistes et politiciens qui “investissent les plateaux de télé“, Gaston Mbengue cogne : “J’ai entendu des gens comme Y’en a marre, certains activistes et politiciens s’attaquer à la lutte. Ils n’ont qu’à interroger leur propre conscience et penser à ceux qui sont dans les hôpitaux. Je demande aux politiciens de sortir de leurs poches pour aller acheter des machines à oxygène et les mettre à la disposition des populations. La machine ne coûte qu’un million deux cent mille francs. C’est cette solidarité que nous attendons des Sénégalais.”