NETTALI.COM – Le président de la République des valeurs, Thierno Alassane Sall, interpelle le monde sur la dégradation des écosystèmes.

Dans un post titré “Science sans conscience’’, le président de la République des valeurs, Thierno Alassane Sall, interpelle le monde sur la dégradation des écosystèmes.

A en croire l’ancien ministre de l’Energie, l’avancée de la mer risque d’engloutir des quartiers entiers dans les décennies qui viennent, à Saint-Louis, à Rufisque, à Saly, à Mbour, etc. Pour lui, la prise de conscience écologique doit, aujourd’hui, traverser toute la société. “Nous vivons déjà les conséquences de la transformation du climat. L’impact du dérèglement climatique sera terrible pour les populations et pour la paix sociale’’, prévient-il, en se demandant : “Que faisons-nous pour prévenir ou limiter les ravages à venir ? Hélas, en ce domaine comme en d’autres, Macky Sall a choisi la politique de la table rase. En effet, il décide de faucher les filaos qui protègent le littoral pour y ériger des habitations. Il brade, avec une insouciance patente, le domaine public maritime. Ce n’est pas surprenant qu’un tel chef assiste sans réaction significative à la mise en coupe réglée des dernières forêts du Sénégal : en Casamance, dans le Boundou…’’, déplore le leader de la République des valeurs.

En guise d’illustration, il cite l’exemple de la région de Kolda où des filières organisées écoulent le bois précieux vers la Gambie. “La BBC a lancé l’alarme par des reportages édifiants sur le sujet, sans plus de réaction que celles enregistrées après les révélations sur le Timisgate, le scandale à milliers de milliards de F CFA. C’est-à-dire, aucune !’’, mentionne-t-il. “Celui qui est capable d’envoyer nos forces armées en Gambie pour ‘défendre la démocratie’ devrait bien pouvoir assurer la protection de nos ressources. Mais qui rase une barrière de filaos peut-il s’émouvoir quand des forêts sont coupées ?’’, s’interroge-t-il.

De l’avis de Thierno Alassane Sall, “ceux, nombreux, qui cyniquement, entreprennent de raser les filaos et d’écraser les dunes de sable qui sont la protection naturelle de notre littoral, ont choisi, en toute connaissance de cause, d’exposer à des déluges de plus en plus probables nos villes, leurs habitants et leurs patrimoines’’. Il souligne, en effet, que les phénomènes extrêmes vont se multiplier, de cycles de sécheresse succédant ou précédant des déluges.

Le leader de la République des valeurs a parlé également de la situation d’autres pays. Il soutient que “la nature finit toujours par présenter à l’humanité la note de ses turpitudes’’. “Des dizaines de morts, dernièrement, en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas, à la suite d’un déluge comme au temps de Noé. En quelques heures, des pays aux infrastructures robustes sont ravagés, des maisons englouties, des villes inondées, a relevé M. Sall. Au même moment, dit-il, des incendies apocalyptiques transforment la Californie en un immense Carbon Valley. La faute à des sécheresses récidivistes qui rendent les forêts inflammables et assèchent les cours d’eau. Le Canada, réputé pour son rugueux climat polaire, suffoque sous un dôme de chaleur, le thermomètre menace de fondre, après plusieurs jours à 50° C ! Au tour de la Chine “qui trône au hit-parade des pollueurs, de trinquer, sans jeu de mots cynique. Les inondations sèment la mort et causent des dégâts considérables. Des cataclysmes qui ont l’air anodins comparés à la Covid parti d’un marché local pour endeuiller la planète’’.

Pour finir, abonde-t-il, “la Terre-Mère va mal, du fait des orgies de toute sorte qu’une espèce rapace y mène : l’Homo Sapiens, qui porte si mal son nom. Bientôt, ceci n’est pas un oracle, mais de la science, il sera trop tard’’.