NETTALI.COM- Invité du Jury du dimanche Sogué Diarisso, Ingénieur, ‘’statisticien’’ Et économiste, déconseille à l’Etat de faire le confinement strict et lui recommande d’impliquer l’Armée dans la lutte contre la maladie du coronavirus. Il ne pense que le ministère de la Santé et de l’Action sociale puisse coordonner toutes les actions.

La troisième vague de la maladie du coronavirus s’est installée au Sénégal. Les cas de contamination vont crescendo. Il y a une saturation dans les hôpitaux et le taux de positivité tourne autour de 35%.  Invité du Jury du dimanche, Sogué Diarisso, ingénieur statisticien et économiste a été interpellé sur cette situation qui inquiète les autorités du pays. Lesquelles ont d’ailleurs commencé à prendre des mesures restrictives pour lutter contre la propagation du variant Delta.  Mais pour lui, on devrait mettre en avant le traitement. « Il fallait privilégier le traitement. Certains traitements semblaient efficaces. Le Sénégal a pratiqué le traitement avec l’hydroxychloroquine et a obtenu des résultats probants. On a parmi les meilleurs résultats au monde. Nos partenaires français qui ne l’ont pas utilisé font partie des 25 pays qui ont les plus mauvais résultats au monde en termes de moralité pour 100 mille habitants », a déclaré l’auteur du livre ‘’ L’Afrique, Moïse et le monothéisme’’.

Et d’ajouter : « Aujourd’hui, les chiffres sont affolants. J’ose espérer qu’avec le début l’hivernage les choses baissent. Une étude chinoise avait révélé que le virus ne résiste pas trop aux hautes températures et à l’humidité.

S’agissant des mesures qui sont en train d’être prises par les autorités, l’invité du Jury du dimanche, en se basant sur l’étude faite par un anthropologue suisse, rappelle que les confinements stricts étaient contre productifs…surtout chez les personnes âgées. Donc, recommande-t-il : « il ne faudrait pas faire de confinement strict, c’est contre productif. Cela n’a aucun n’impact sur la vitesse de circulation du virus. Des études qui l’ont démontré sont disponibles ».

« Je ne pense pas que le ministère de la Santé soit plus qualifié pour coordonner tout ça »

D’après lui, quand on fait face à une situation imprévisible, il faut mettre en place un dispositif de veille. « Je recommande que cette affaire soit traitée comme si l’on était victime d’une attaque bactériologique. Et pour ça, je ne pense pas que le ministère de la Santé soit plus qualifié pour coordonner tout ça. Comme je le dis souvent, on ne peut demander à une infirmerie de coordonner une stratégie de guerre, parce qu’il y a beaucoup d’aspects », explique-t-il. Poursuivant, il ajoute : « il faudrait impliquer l’armée, parce qu’une attaque bactériologique, ce n’est pas le ministère de la Santé qui va y faire face. Ce n’est pas une affaire de bactériologie, mais il faudrait la traiter comme telle. Une épidémie qui ne s’arrête pas avec des variants 1, 2…des phases 1, 2 ,3…, il faut impliquer l’armée. Ce sont des gens rigoureux. Ils auraient fait tout de suite l’état de la situation. Ce qui le ministère de la Santé n’a pas encore fait ».