NETTALI.COM- Pour contenir les prix dont l’un des plus grands pics a été noté en janvier 2021, le gouvernement, sur instruction du président de la République, a réagi à travers trois mesures fortes.

Face à la hausse généralisée des prix sur le marché sénégalais, l’Etat a pris trois mesures. La première est, selon le ministre du Commerce, Aminata Assome Diatta « la taxe sur la valeur ajoutée appliquée à la farine (tva) qui est passée de 18% à 6 %. Cette mesure a non seulement permis d’éviter la hausse du prix de la farine et du pain mais aussi entrainé une baisse de 2.000 FCFA la tonne au profit des boulangers ».

La deuxième concerne l’application de la taxe d’ajustement à l’importation (tai) de 5% sur les huiles brutes de palme, de soja ainsi que de tournesol.

La troisième, est une taxe d’ajustement à l’importation (tai) de 35% sur les huiles de palme, de soja et de tournesol raffinées et enrichies en vitamine. « Les tendances des cours mondiaux des denrées de première nécessité n’augurent pas une baisse dans un horizon très proche. Les prévisions les plus optimistes tendent plutôt vers mars 2022 », explique le ministre du Commerce. Avant d’ajouter : « d’ici là, nous espérons que l’Etat, par ces mesures fortes, une bonne régulation du marché conjuguée à une production endogène, arrivera à juguler les prix des denrées de première nécessité ».

Le ministre a rappelé que Sénégal a connu huit années (2012 à 2019) marquées par une stabilité des prix des denrées et produits de consommation courante. Mais aujourd’hui, les consommateurs sénégalais subissent les assauts de la pandémie à coronavirus.

A l’en croire, cette pandémie a frappé de plein fouet toute l’économie mondiale et les pays pauvres n’ont pas été épargnés. « Notre pays, le Sénégal n’y a pas échappé. Cette situation s’est traduite entre autres par une hausse généralisée de 15 à 20%, des prix des denrées de première nécessité comme le riz, l’huile et l’aliment de bétail dont la matière première (blé) est importée », soutient-elle.