NETTALI.COM – Après deux ans de règne de Giannis Antetokounmpo, c’est un autre Européen qui lui succède pour décrocher le titre de ” Most Valuable Player ” : Nikola Jokic, préféré à Joel Embiid et Stephen Curry !

Sans surprise, ou presque, Nikola Jokic vient ajouter son nom au palmarès du trophée de MVP !

A 26 ans, le Serbe (971 points, dont 91 premières places) est ainsi devenu le 35e joueur de l’histoire NBA à remporter la prestigieuse statuette Maurice Podoloff. Succédant à Giannis Antetokounmpo, victorieux en 2019 et 2020, il a été largement préféré à Joel Embiid (586 points, dont une première place) et Stephen Curry (453 points, dont cinq premières places), qui complètent le podium.

Aucun match raté cette saison

Et ce sacre est une juste récompense pour Nikola Jokic, excellent tout au long de la saison régulière, qu’il a terminée avec des statistiques de 26.4 points, 10.8 rebonds, 8.3 passes et 1.3 interceptions, à 57% aux tirs, 39% à 3-points et 87% aux lancers-francs ! Le tout en 35 minutes de moyenne et sur 72 matchs.

Car, aussi dingue soit-il, malgré un parcours à rallonge dans la « bulle », une intersaison écourtée ou les perturbations engendrées par le Covid-19, Nikola Jokic n’a effectivement raté aucune rencontre en 2020/21 ! Un exploit réalisé par 14 autres MVP avant lui, le dernier à y parvenir étant Kobe Bryant, en 2008.

Surtout, sur le plan collectif, le « Joker » a réussi à mener ses Nuggets à la 3e place de la conférence Ouest (47 victoires et 25 défaites), en dépit des blessures de plusieurs éléments-clés de Denver, parmi lesquels Jamal Murray. Capable de sublimer chacun de ses coéquipiers et de leur faciliter la vie sur le parquet, le triple All-Star n’est autre que la clé de voûte de la franchise du Colorado depuis bientôt cinq ans.

Le MVP drafté le plus bas de l’histoire !

Sélectionné en 41e position lors de la Draft 2014, Nikola Jokic en profite du même coup pour devenir le MVP drafté le plus bas de l’histoire, devant Steve Nash et Giannis Antetokounmpo, tous les deux choisis en 15e position en 1996 puis 2013.

A l’époque, lorsqu’ils analysaient le jeu du serbe, les scouts louaient déjà son altruisme, son Q.I. basket, son sens de la passe et sa qualité de shoot. En revanche, ils émettaient de gros doutes quant à sa capacité à s’imposer aux États-Unis au poste de pivot, en raison de son manque de rigueur défensive, de qualités athlétiques et de rapidité. Étrangement, certains en venaient même à remettre en question sa capacité à devenir une menace, dos au panier…

Mais à force d’acharnement, de travail et grâce aussi à son génie, le talentueux Nikola Jokic est parvenu à compenser ses faiblesses pour faire mentir tous ceux qui ne croyaient pas, ou très peu, en lui.

Référence à son poste en NBA, nul doute que l’intérieur des Nuggets ne se satisfera pas d’un « simple » trophée de MVP, lui qui rêve de faire partie de l’effectif permettant à Denver de devenir champion pour la première fois de son histoire.

Le retour au sommet d’un pivot

Et qui sait, peut-être que l’heure des hommes de Michael Malone surviendra cette année. Toujours engagés en playoffs, avec une demi-finale de conférence face aux Suns à peine démarrée, Nikola Jokic et les siens possèdent une belle carte à jouer pour rejouer une finale de conférence, après celle perdue contre les Lakers, en 2020.

Ce qui est sûr, c’est que le « Joker » envisage très certainement de réussir le doublé « MVP – MVP des Finals », comme Shaquille O’Neal en 2000. Le « Shaq », ou le dernier poste 5 à avoir décroché le titre de « Most Valuable Player » avant Nikola Jokic, quant à lui devenu le 12e pivot de l’histoire à glaner la plus prestigieuse des récompenses individuelles.

A noter, toujours au niveau des accomplissements statistiques, que le « franchise player » des Nuggets est devenu le cinquième joueur non-américain à rafler la statuette Maurice Podoloff, après Hakeem Olajuwon (1994), Steve Nash (2005, 2006), Dirk Nowitzki (2007) et Giannis Antetokounmpo (2019, 2020).

Preuve que l’hégémonie américaine n’est plus aussi prononcée que par le passé et que le jeu s’internationalise un peu plus encore, chaque année.