NETTALI.COM – Dame Mbodj, visé par une demande d’interdiction administrative dans l’espace Schengen de l’Association d’Aide, de Défense Homosexuelle, pour l’Égalité des Orientations Sexuelles (Adheos), a accordé un entretien à Enquête pour taper sur les autorités gouvernementales qui, selon lui, n’en n’ont pas fini avec l’introduction de modules de “LGBTisation» du système éducatif sénégalais.

Pour le syndicaliste y a plus l’ombre d’un doute. “Le gouvernement du président Macky Sall a déjà légalisé l’homosexualité“, se laisse-t-il convaincre, dans les colonnes de Enquête, ce jeudi. A l’en croire, le gouvernement “a juste des difficultés pour faire passer cela dans la société sénégalaise”. “Tout ce qu’ils ont fait, depuis 2012, va dans le sens de permettre aux LGBT de s’épanouir au Sénégal. Sur le plan institutionnel, le président Macky Sall cherche à faire dans le clair-obscur. Depuis le référendum, l’article 25 de la Constitution, le nombre de récépissés octroyés à des associations homosexuelles qui est passé du simple au triple, tout cela montre que le gouvernement est en parfaite complaisance avec eux. Les déclarations du président à l’encontre de l’homosexualité sont souvent en wolof, elles sont en porte-à-faux avec ce qu’ils font réellement“, déclare Dame Mbodj.

Sur le plan médical, insiste-t-il, des programmes se développement pour pousser les femmes à choisir l’avortement médicalisée, lorsqu’elles tombent enceinte par accident. Ils ont rendu la césarienne gratuite. Beaucoup de programmes de planning familial sont financés. Le projet porté par la promotion des relations homme/homme ou femme/femme est la réduction de la procréation pour que la pop population mondiale n’augmente pas“.

Poursuivant son argumentaire, il souligne : “Au niveau de l’éducation, ils ont essayé avec l’atelier organisé du 21 au 23 décembre 2020 à Saly. Face au rejet des Sénégalais, le président de la République avait, lors de son face-à-face avec les journalistes du 31 décembre, avait déclaré qu’il n’accepterait pas que l’on nous impose un agenda en contraction avec nos réalités socioculturelles. Mais, le projet n’a pas été abandonné. Le ministère de l’Education national est en train de faire des ateliers dans les départements reculés où les IEF sont en train de préparer l’introduction dans les curricula de programmes LGBT. Ils sont en train d’organiser des séminaires à Kaffrine, à Vélingara, à Médina Yoro Foula, à Fatick, etc. Ils y convoquent les enseignants de l’élémentaire pour faire accepter aux enfants de 5 à 12 ans que l’orientation sexuelle est une liberté de l’enfant. Tout ceci est enveloppé dans des modules dont la dénomination correspond à la lutte contre les violences basées sur le genre. Ils veulent une “LGBTisation” de notre système d’enseignement. Je lance un appel à tous les enseignants du Sénégal pour qu’ils comprennent que le genre englobe l’homosexualité et qu’ils rejettent tout projet visant à introduire cela dans notre système éducatif. Dans tous les ministères, les bureaux genre sont installés. Mais la meilleure manière de combattre cela est l’adoption d’une loi contre l’homosexualité.”