NETTALI.COM – Action pour les droits humains et l’amitié (Adha) alerte sur la recrudescence de la migration irrégulière et pointe l’échec de la politique migratoire en Afrique.

La migration irrégulière ne cesse de faire des ravages. Des informations relayées par l’Organisation internationale pour les migrations, indiquent qu’au moins 17 candidats à la migration irrégulière se sont noyés.

A cet égard, il nous est revenu que l’embarcation provenant du port libyen de Zouara pour un voyage vers l’Europe, est partie, mardi, en difficulté, pour causer finalement un naufrage en Méditerranée. La même source de rapporter que les deux survivantes de nationalité nigérienne ont été retrouvées, jeudi au large de la Tunisie. Ce qui porte à 557 le nombre total des disparus à bord de 39 embarcations de fortune, depuis le début de l’année.

Cette situation amène Action pour les droits humains et l’amitié (Adha) à tirer la sonnette d’alarme.

‘’Cette situation doit encore plus nous pousser à nous interroger sur l’efficacité de la politique migratoire en Afrique. Malgré les accords européens destinés à dissuader de telles traversées, le rythme des départs des migrants s’est accéléré. Face à cette situation alarmante et de désespoir, l’Adha dénonce avec la dernière énergie l’absence de politiques efficaces capables de faire face aux phénomènes migratoires’’, déplore l’organisation, à travers un communiqué.

Elle rappelle que ce sont les pays africains qui assument l’essentiel du fardeau de la migration et qui, par conséquent, payent le plus lourd tribut. Ainsi, Adha recommande à l’Union européenne de ‘’revoir ses stratégies pour un respect et une application véritable des textes fondamentaux des droits humains, de s’attaquer aux causes profondes poussant les personnes à quitter leur pays, d’élaborer un cadre stratégique pour la politique migratoire en Afrique et qui devrait contribuer à relever les défis posés par les migrations, à assurer leurs intégrations, ainsi que toute question s’y rapportant dans le programme national et régional pour la sécurité, la stabilité, le développement et la coopération’’.

A ces mesures, les droits-del’hommiste demandent l’amélioration de la coopération et la coordination entre les États dans les sous-régions et les régions, en vue de faciliter la libre circulation, à l’échelle bilatérale, sous-régionale et régionale. Par ailleurs, renseigne la note signée par son président Adama Mbengue, des informations adéquates devront être fournies aux futurs migrants sur les opportunités et les perspectives de différentes destinations, afin qu’ils puissent, librement, prendre des décisions éclairées. Ainsi, l’Adha estime qu’il est impératif et crucial de poursuivre la réflexion et de mettre en place de nouveaux mécanismes de sortie de crise, plus soucieux de la prise en charge des fléaux de la jeunesse africaine, parmi lesquels le chômage et le sous-emploi.