NETTALI.COM – Suite à la sortie de l’Union des magistrats du Sénégal, l’opposition et la société civile réunies dans le M2D précise sa pensée et souligne que son intention n’est pas de fragiliser l’institution judiciaire.

Le M2D réagit à la sortie de l’Union des magistrats du Sénégal et précise sa pensée, relativement à la libération des détenus politiques de Diourbel.

Le mouvement de souligner, dans un communiqué, que ce “n’était nullement destinée à jeter le discrédit sur la justice, ni ne visait à compromettre’’ un juge.

“Le M2D a fait une sortie pour fustiger les lenteurs notées dans la procédure de libération des détenus politiques de Diourbel. En effet, alors qu’à Ziguinchor, Dakar et Mbour, les détenus ont été tous entendus et que plusieurs d’entre eux ont été libérés, à Diourbel, cette procédure a été ralentie sans qu’une explication objective n’ait été donnée. Le M2D a donc tenu, conformément à son engagement et aux efforts de médiation entrepris, notamment par le khalife général des mourides Serigne Mountakha Mbacké, à tirer la sonnette d’alarme afin d’éviter que les lenteurs ne suscitent encore d’autres problèmes. Le M2D précise à l’attention de l’UMS que cette attitude n’était nullement destinée à jeter le discrédit sur la justice, ni ne visait à compromettre un juge’’, précise le mouvement.

Toutefois, le M2D est d’avis que la justice, qui est l’un des piliers fondamentaux de la démocratie, “ne doit nullement être affaiblie’’.

“Le M2D réaffirme toute sa solidarité avec l’Union des magistrats sénégalais (UMS), notamment dans ses efforts pour une réforme constructive du système judiciaire, comme en témoignent les décisions progressistes et courageuses prises lors son dernier séminaire pour renforcer sa neutralité politique, son indépendance et son objectivité. Le MD2 réitère son ouverture à un dialogue constructif avec l’UMS et tous les acteurs pour le renforcement de l’Etat de droit. Le M2D salue la libération des détenus politiques en cours et entend veiller à la bonne diligence de ce processus, dans le respect des procédures et de l’indépendance de la justice’’, conclut le document.