NETTALI.COM- Attrait à la barre de la chambre criminelle de Dakar pour parricide, Serigne Mamadou Mansour Diop risque la réclusion criminelle à perpétuité. Accusé d’avoir égorgé son père qui fut imam à  Sicap Diamagueune , il sera fixé sur son sort le 2 mars prochain.

En effet, Serigne Mamadou Mansour Diop est accusé d’avoir tué son père en l’occurrence Serigne Mbaye Sy Diop. Ce dernier fut l’imam de Sicap Diamaguène. Fervent religieux affilié à Tivaouane, il ne tolérait même la consommation de la cigarette à plus fortiori l’usage de la drogue et de l’alcool que l’accusé utilisait. Ce dernier, le jour des faits, avait demandé de l’argent à son père pour le petit déjeuner. Il s’en est suivi une altercation entre eux. L’accusé a, lors de ce pugilat, donné un coup de couteau à son père. Lequel coup l’a affaibli et il est tombé. Il s’est agenouillé sur lui avant de l’égorger. Après la commission de son fait, il a pris la fuite en escaladant le mur de la maison. Il a été arrêté deux mois plus tard après qu’il est revenu dans la maison pour récupérer sa pièce d’identité qu’il avait oubliée dans sa chambre.

A la barre, il a nié les faits même s’il les avait reconnus à l’enquête préliminaire et devant le magistrat instructeur. Il dit avoir été accusé à tort mais il n’est pas l’auteur de ce crime. Ses trois frères et sa tante, parties civiles dans cette affaire, ont été entendus par le juge. Ils l’ont décrit comme une personne violente qui se munissait tout le temps d’un couteau qu’il utilisait pour se battre. Ils ont été confortés dans leurs dépositions par le chef de quartier. Lequel révèle que le défunt lui avait signifié qu’il n’avait plus confiance en son fils et qu’il voulait qu’il quitte sa maison.

Le procureur a requis la réclusion criminelle à perpétuité. Pour lui, la thèse de la folie ne peut pas prospérer. « Il est sain d’esprit et il a fait preuve de cohérence dans ses déclarations. L’acte qu’il a posé est un acte conscient et il a pris conscience des conséquences. C’est pourquoi il a pris la fuite. Il a fermé la maison et a escaladé le mur pour s’enfuir. Donc, l’homicide volontaire est bien constitué à son égard.  Ses propres frères ont constaté des traces de sang qui ont conduit vers la chambre de l’accusé », a expliqué le parquet.

L’avocat de la défense a plaidé la clémence. Pour lui, son client ne jouissait pas de ses facultés au moment des faits.