NETTALI.COM – Le budget du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement 2021, est arrêté à 2 222,204milliards F CFA en autorisations d’engagement et 298,770milliards F CFA en crédits de paiement. Le quotidien Enquête en conclut que le beau-frère du chef de l’Etat, grâce à cette importante dotation, hérite du jackpot.

Cette année, il sera difficile de faire mieux, en termes de dotation budgétaire. Hier, le budget du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement pour 2021, a été arrêté à 2 222,204 milliards F CFA en autorisations d’engagement et à 298,770 milliards F CFA en crédits de paiement. Une cagnotte importante pour un département stratégique, qui traduit l’option du gouvernement pour les infrastructures.

Lors des travaux des commissions, en prélude du vote du budget du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, la question des accidents routiers qui coûtent la vie à plus de 500 personnes par an, a été au cœur des débats. Les députés ont évoqué la nécessité de sécuriser davantage les populations, par l’édification de ralentisseurs sur l’axe Ross Béthio – Richard Toll, à Almadies 2, pour contrer les risques liés à la circulation des camions de sable, sur la RN3 dans le département de Linguère et dans le département de Fatick, entre Ndiosmone et Keur Martin, mais aussi entre Diouroup, Ndiongolor et Ndioudiouf où 19 accidents ayant entrainé la mort de 41 personnes ont été recensés en 2019.

Outre l’application effective de sanctions aux violations du Code de la route, les députés ont suggéré, en commissions, l’implantation, sur certains axes sensibles, de caméras de surveillance et le renforcement de l’éducation et la formation des conducteurs pour lutter contre les accidents. Ils ont aussi exprimé de nombreuses doléances pour la construction et la réhabilitation de routes ainsi que la réfection des infrastructures ferroviaires.

Concernant l’amélioration des services de transport, les honorables députés ont demandé à l’État de multiplier les centres de contrôle techniques à Dakar et dans les régions, ainsi que d’exprimer des moyens de transport intermédiaires tels que les charrettes et les bicyclettes, pour rentabiliser les pistes et même les routes.

Sur ce point, le ministre Mansour Faye a répondu qu’il est prévu, en 2021, un programme d’installation d’un centre annexe à Mbao, pour désengorger celui de Hann, et d’autres centres dans les régions du pays. Un arrêté relatif aux modalités d’agrément des centres de contrôle retenus a été pris. Dans le sous-secteur des infrastructures, il est noté la construction et la remise en état de près de 425 km de routes principales et 120 km de pistes de désenclavement. Le volet autoroutier a été marqué par la poursuite de l’exploitation des autoroutes Thiès – Touba et AIBD – Mbour – Thiès, ainsi que l’instruction du projet Mbour – Fatick – Kaolack d’un coût de 509,6 milliards F CFA dont les travaux devraient démarrer en début 2021.