CONTRIBUTION – La grisaille, sous le landerneau politique, continue. Malgré les remous, les changements de position et de poste, les vociférations d’analystes politiques qui tardent encore à prendre conscience que le « jeu politique sénégalais » n’est enseigné dans aucune université, école ou institut de ce monde. C’est une création locale, nationale et valable uniquement ici.

En attendant l’entrisme des autres ténors politiques, il faut s’arrêter sur deux figures incontournables dans les prochaines échéances. Il s’agit de Khalifa Sall et d’Ousmane sonko. On ne traitera pas ici du cas sonko. Il a sa méthode et est une valeur sûre de l’avenir sénégalais.

La position intéressante est celle de Khalifa Sall, obligé de se battre pour ses droits civiques et de se positionner comme le leader naturel de la gauche sénégalaise. Oui, au moment où la galaxie libérale wadiste tente de se recomposer, la gauche historique semble être à la traine.

Les partis pionniers (LD, PIT, RND) ont été phagocytés par la voracité libérale qui les ont transformés en simple alliés – spectateurs. Que reste – il alors sinon le parti socialiste, qui doit reprendre sa position et son rôle historique de leader et porte étendard du socialisme non marxiste, du socialisme tout court, hérité du marxisme- léninisme, soutenu et sous tendu par ce que l’on appelle l’idéologie.

L’idéologie dicte la conviction et la conviction dicte l’action qui elle – même est renforcée par la morale qui est l’incarnation des valeurs dans le réel. L’incarnation des valeurs socialistes s’est appelée un temps Senghor, puis Abdou Diouf, ensuite il y’a eu feu Ousmane tanor Dieng, il s’incarne aujourd’hui tout naturellement autour du camarade Khalifa Sall, produit, pionnier et vecteur d’ambition socialiste.

Au Sénégal, on veut nous faire croire que l’idéologie n’est pas importante, on veut même nous empêcher d’avoir des convictions fortes, la tendance est à la banalisation du discours politique, dénué de toute forme de valeur et de croyance en la force de l’idéologie et aux fondements des valeurs socialistes que l’humanité partage en commun. Il faut refuser d’être entrainer dans ce sillage. Il faut refuser de se faire crétiniser, il faut refuser de dire « ils sont tous pareils ». 

Khalifa a choisi le retour à l’idéologie, à la forte conviction et aux valeurs fortement ancrées du socialisme dans la solidarité, le partage, l’égalité, la liberté et l’équité, la protection sociale et l’épanouissement par la connaissance pour tous. Khalifa a choisi le retour à l’homme, à l’homme tout court, c’est-à-dire partir du « sénégalensis » pour forger un citoyen nouveau, un nouveau modèle d’élèves et d’étudiants, un nouveau modèle d’acteur du secteur informel, un nouveau modèle du père et de la mère de famille, des jeunes avec de nouvelle mentalité, c’est- à dire des hommes et des femmes forgés dans la conviction, qu’elle soit morale ou religieuse, pourvu simplement qu’elle soit adossée à nos valeurs intrinsèques.

La constance, l’abnégation, le refus de certaines compromissions, la foi en un idéal socialiste a toujours guidé les pas de Khalifa Sall.

Nous revendiquons l’héritage socialiste, mais Khalifa n’insultera personne, ne dénigrera personne et ne va calomnier aucun de ses pairs pour cet héritage. Les circonstances le lui octroieront. L’avenir du parti socialiste, c’est bien Khalifa Sall qui fédère derrière lui l’essentiel du parti dont l’immense majorité lui reconnait, malgré tout, sa légitimité politique et historique. Khalifa Sall n’est pas un messie, nous l’avons répété ici et à maintes reprises, les « messies » n’existent pas, sauf en football peut être.

Le Sénégal a besoin d’hommes et de femmes intègres, engagés, capables d’opérer des ruptures, d’écouter les sénégalais, de les comprendre et d’agir dans le sens de leurs intérêts. Il nous faut des hommes convictieux, vertueux, avec toute la civilité requise, des hommes et des femmes sereins, non rancuniers, non prédateurs et non complexés.

Des hommes capables de se tromper et de le reconnaitre, des hommes capables de dire non à l’occident. Des hommes, avec l’idéologie et la conviction en bandoulière.

Aly Khoudia Diaw