NETTALICOM – La coalition Taxawu Senegaal, à l’image d’autres organisations politiques, a marqué son indignation face à la nouvelle vague d’émigration irrégulière qui secoue le pays.

A travers un communiqué, Khalifa Sall et Cie ont présenté leurs “condoléances attristées aux familles et proches des jeunes disparus tragiquement, suite à l’explosion de leur embarcation en haute mer’’. “Malheureusement, le pire est écrit d’avance pour une grande partie de notre jeunesse que la faillite du système éducatif, le chômage endémique et le désœuvrement conduisent à une mort certaine sur les routes maritimes de la désespérance’’, analysent les camarades de Khalifa Sall.

La coalition Taxawu Senegaal impute la faute à l’Etat. “La mort de ces jeunes et d’autres avant eux dans une indifférence coupable des autorités est une tragédie qui accable le pouvoir en place. En effet, malgré ses slogans creux sur l’emploi et des milliards enfouis dans des programmes fumeux, le gouvernement n’arrive toujours pas à apporter des réponses au désespoir de notre jeunesse. Puisqu’aucune solution ne peut plus être attendue de ce gouvernement incompétent, la jeunesse sénégalaise doit investir les sphères de décision pour exiger des politiques publiques conformes à ses aspirations et pour leur imprimer une direction conforme à notre ambition commune d’un Sénégal de démocratie, de liberté, de progrès humain et de justice sociale’’, suggère-t-elle.

Toutefois, selon Khalifa Sall et ses camarades, le gouvernement n’est pas le seul responsable. “La mort de ces jeunes et d’autres avant eux est également une véritable catastrophe humanitaire qui interpelle l’Europe. En effet, comme le terrorisme et la crise économique, la migration clandestine fait partie intégrante d’une crise globale qu’il faut traiter avec humanité, en privilégiant des réponses fondées sur une gestion concertée prenant en compte ses causes, manifestations et effets’’, pense Taxawu Senegaal. D’ailleurs, “la répression aveugle et l’approche sécuritaire à travers des dispositifs tels que le Frontex se sont révélés inefficaces pour arrêter ces hordes de jeunes. La solution ne peut résulter que d’une coopération soutenue entre pays d’origine et pays de destination pour promouvoir une véritable politique de co-développement porteuse d’opportunités et de perspectives d’une vie meilleure pour les jeunes’’.