NETTALI.COM – Réagissant aux révélations sur le bradage du Littoral, Legs Africa  dénonce, alerte sur les risques liés à la dégradation de l’environnement et formule des recommandations.

Les dénonciations contre le bradage du littoral se multiplient. Legs Africa s’associe à la lutte. Eu égard aux “récents accaparements massifs des terres, particulièrement à partir de 2008, au profit d’intérêts privés ou d’Etats tiers ciblant des dizaines de milliers d’hectares un peu partout dans le monde – que ce soit pour des raisons alimentaires, énergétiques, minières, environnementales, touristiques, spéculatives, géopolitiques – portent atteinte aux droits humains et nationaux ; à la récurrence des transactions foncières à grande échelle en milieu rural, sans consultation préalable des populations ; aux expropriations par les pouvoirs politiques (souvent sous la pression des pouvoirs économiques et politico-religieux) pour cause d’utilité publique et d’urbanisation qui se font sans respect des procédures ; etc.’’, Legs Africa s’engage et dit non.

Car ses membres restent conscients que “le changement climatique et l’anthropisation du littoral constituent un danger de submersion de la côte sénégalaise aujourd’hui fragilisée et menacée par les aléas naturels et l’urbanisation croissante ; que les travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ont validé l’hypothèse de la montée prévisible du niveau de la mer du fait du changement climatique (18 à 59 cm en 2100) qui accroîtra le risque de submersion’’.

Ils sont également conscients “que le changement climatique aura des conséquences de plus en plus importantes sur la côte sénégalaise, notamment sur les activités économiques comme la pêche, le tourisme et les loisirs, donc sur les moyens de subsistance des populations sénégalaises. Ce qui imposera forcément une nouvelle approche de la gestion des risques liés à la montée du niveau de la mer et aux évènements météorologiques extrêmes, des solutions coûteuses pour l’économie sénégalaise’’, entre autres conséquences. C’est pourquoi Legs Africa dénonce “avec fermeté et vigueur le non-respect des textes qui régissent la gestion de notre patrimoine foncier menant au dépeçage des terres du domaine public maritime et du domaine national, synonyme de tous les risques environnementaux, sociaux et économiques susceptibles de plomber durablement le développement économique du Sénégal’’.

Il recommande, entre autres points, “le réexamen des documents et recommandations de la CNRF, en faisant l’état de mise en œuvre des recommandations retenues par le gouvernement et celles successibles d’être appliquées rapidement ; de faire un audit environnemental et social de toutes les attributions foncières faites ces 20 dernières années sur le domaine maritime, pour en ressortir un plan réel de réoccupation futuriste du littoral, avec une possibilité de faire une restructuration de l’occupation, compte tenu des normes internationales ayant fait leurs preuves’’.