NETTALI.COM – Après avoir fermé des écoles et des universités, dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus, l’Etat doit ordonner le retrait des enfants de la rue. Telle est la proposition portée par le groupe des acteurs de la société civile pour la protection de l’enfant dont Amnesty, la Coalition nationale des associations et ONG en faveur de l’enfant (Conafe. 

“Des dizaines de milliers d’enfants dont les enfants mendiants et  ceux en situation de rue, sont comme toujours les oubliés des politiques publiques’’, s’attriste dans un communiqué le groupe des acteurs de la société civile pour la protection de l’enfant dont Amnesty, la Coalition nationale des associations et ONG en faveur de l’enfant (Conafe),  la Raddho, l’Association des juristes sénégalaises (AJS), SOS Villages d’enfants Sénégal et le Samu social Sénégal. Toutes ces organisations regrettent qu’aucune aucune mesure ne soit prise “pour les enfants qui sont dans les daaras, privés de prise en charge parentale, les enfants pris en charge dans les structures d’accueil et les enfants en situation de rue’’.  Elles réclament le retrait immédiat des enfants de la rue. Aussi, il ne faudrait surtout pas après les confiner “dans des structures ou lieux insalubres et inappropriés pour  leur prise en charge’’.

A cet effet, elles suggèrent “de privilégier la réintégration des enfants retirés de la rue dans leurs milieux familial et communautaire et d’accompagner ce processus au plan matériel et financier’’. Le groupe n’oublie pas certains travailleurs sociaux. Il demande à l’Etat de les doter de moyens et matériels de protection et en contact avec les enfants, mais également, “de vulgariser et de mettre en œuvre le Plan protection de l’enfant en situation d’urgence élaboré par la Direction générale de l’Action sociale’’.

A l’Etat, la Conafe et Cie demandent “d’organiser la solidarité nationale pour des stratégies adaptées et efficaces de protection de tous les enfants contre la pandémie et pour l’appui aux structures d’accueil et de prise en charge des enfants séparés de leurs familles’’, entre autres. Des requêtes légitimes, puisque l’Etat a l’obligation, à leurs yeux, de protéger tous les enfants sans discrimination et que les mesures de protection des enfants en situation de vulnérabilités spécifiques doivent être fondés uniquement sur l’intérêt supérieur de l’enfant. L’Etat a également le devoir de garantir aux enfants le droit à la protection familiale et communautaire et les parents doivent assumer leurs obligations vis-à-vis de leurs enfants. Pour y arriver, le groupe appelle les collectivités territoriales, les partenaires techniques et financiers et le secteur privé à soutenir l’état.