NETTALI. COM- Le Sénégal n’est pas épargné par l’évasion fiscale. Pour y faire face, notre pays a, selon le Directeur général des Impôts et des domaines, mis en branle des mécanismes, dont les redressements fiscaux ayant permis de recouvrer 50 milliards de F Cfa.

L’évasion fiscale est un phénomène qui est courant de par le monde, et le Sénégal n’échappe pas à la règle. Pour y faire face, des mécanismes ont été mis en place par le gouvernement. Selon le Directeur général des Impôts et Domaines, il s’agit de l’adhésion du pays au Forum mondial et à la politique qui vise à lutter contre l’érosion de la base d’imposition et des transferts de bénéfice. « Nous avons épinglé de grosses fortunes sénégalaises coupables d’évasion fiscale. Mais je ne peux pas donner de nom. Des redressements fiscaux sont faits tous les jours par l’administration fiscale. Et, depuis que je suis arrivé aussi, des redressements fiscaux importants ont été faits ainsi que des paiements importants. Je crois que si je ne m’abuse, nos redressements ont généré des montants extrêmement importants qui dépassement 50 milliards de francs CFA », a révélé Bassirou Samba Niasse, invité du Jury du dimanche.

Par ailleurs, il a rappelé que les multinationales qui viennent au Sénégal ont des stratégies complexes. Ces dernières, indique-t-il, travaillent en utilisant des méthodes pour que, fiscalement, une partie de leurs revenus ne soit pas perçue.

Bassiou Samba Niasse s’est aussi prononcé sur la série de conventions de non double-imposition signées durant ces dernières années par le Sénégal. A cet égard, mentionne-t-il : « Une convention de non double imposition vise entre autres à faciliter l’accès des investissements directs étrangers. Aujourd’hui en signant avec la Turquie, le but est de faciliter à l’investisseur turc sa venue au Sénégal, sans risquer que son revenu soit imposé doublement. Notre législation dit un revenu de source sénégalaise ou revenu perçu par une personne initialement domiciliée au Sénégal, est imposé au Sénégal. Si la législation de la Turquie, par exemple, dit la même chose, cela signifie qu’un turc qui vient investir au Sénégal sera imposé au Sénégal. Mais dès lors qu’il est domicilié en Turquie, il va être imposé en Turquie », explique-t-il.