NETTALI.COM-  9 millions d’euros soit plus de 5 milliards de francs Cfa. C’est le montant que l’Union européenne ( UE) a mis à la disposition du Sénégal pour lutter contre le trafic de migrants.

La lutte contre le trafic des migrants est au cœur des axes prioritaires de la nouvelle stratégie de l’Union Européenne (UE) envers l’Afrique. C’est en ce sens que l’organisation communautaire et le Sénégal ont mis en place un comité de pilotage du programme opérationnel conjoint.

Ce partenariat, signé ce mercredi matin à Dakar, cible la mise en place d’un dispositif de lutte contre la migration irrégulière et illustre l’engagement du Sénégal dans ce combat. Et pour remporter ce combat, l’UE a mis sur la table le montant de 9 millions d’euros soit plus de 5 milliards de francs Cfa.

Selon Mme Irène Mingasson, ambassadrice cheffe de délégation de l’Union européenne auprès de la République du Sénégal, l’objectif de ce partenariat est de soutenir un dispositif efficace de lutte contre les réseaux criminels par trois axes. Ce, renforçant les capacités d’analyse, de synthèse et de coopération des structures compétentes ainsi que les capacités d’enquête de la police judiciaire. Mieux, ajoute-t-elle, le projet doit aussi fournir les moyens matériels et technologiques les plus modernes et les meilleures formations aux services sénégalais. Parmi lesquels la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants.

Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, apprécie ce partenariat.  « Ce programme va renforcer toute la chaîne aussi bien la police et la gendarmerie nationales, la douane, la CENTIF, la Justice, pour que toute la chaine soit prise en compte dans le cadre du trafic de migrants. On aura d’abord, plus de moyens, on va acquérir plus de connaissances, et nous allons mettre nos différentes forces ensemble pour pouvoir lutter contre ce trafic », a déclaré le ministre de l’intérieur. Qui, dans le même sillage, soutient que le Sénégal peut se vanter d’avoir déjà enregistré des résultats très probants dans cette lutte. « Depuis longtemps, on n’a pas vu d’embarcations partir des côtes sénégalaises pour l’Europe », fait-il constater.