NETTALI.COM – Un Algérien a été interpellé, samedi dernier à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) par les éléments de la Cellule aéroportuaire anti-trafic ( CAAT). Il détenait par-devers lui 131 perroquets soigneusement cachés dans deux valises.

Les éléments de la Cellule aéroportuaire anti-trafic (CAAT), en collaboration avec les services des eaux et forêts et l’appui du projet Eagle-Sénégal, ont mis la main, samedi dernier, à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD), sur 131 perroquets du Sénégal dans deux petites valises en soute.

Selon EnQuête, le présumé trafiquant d’oiseaux de nationalité algérienne a été débarqué de son avion, alors qu’il tentait d’exporter les oiseaux qui étaient entassés comme de “vulgaires’’ marchandises, dans deux petites valises de confection artisanale, d’une dimension de 45 cm de long x 30 cm de haut chacune. Ils étaient mourants, mutilés et étouffés.

Ces perroquets originaires du Sénégal sont une espèce partiellement protégée, d’après le Code de la chasse et de la faune (article L32). Leur transport nécessite des documents en bonne et due forme délivrés par le directeur de la Faune de la Direction des eaux et forêts. Par leur plumage magnifique, ils se vendent localement à environ 10.000 F CFA l’unité, alors que leur valeur, une fois à l’international, peut aller jusqu’à 300 $ US l’unité.

Les éléments de la CAAT ont constaté que beaucoup d’oiseaux présentaient des signes de mutilation, d’énucléation, d’étouffement, de fractures diverses et de déshydratation sévère.

Extirpés un à un de leurs valises, ils ont été acheminés dans la nuit du samedi en sécurité à Dakar où ils ont été consultés rapidement par un vétérinaire et placés au calme sous antibiotiques et vitamines anti-stress. Ils seront relâchés dans la nature cette semaine, devant la presse, dans le but de sensibiliser un large public sur les conséquences économiques et sécuritaires du trafic d’oiseaux au Sénégal.

Quant au présumé trafiquant algérien, il est, depuis son arrestation, en garde-à-vue dans les locaux du commissariat spécial de l’AIBD.