NETTALI.COM – Le Parti socialiste traverse une sorte de léthargie depuis le rappel à Dieu de Ousmane Tanor Dieng. C’est l’avis de Mamadou Mbodj Diouf, membre du politique du Ps.

Membre du bureau politique du Parti socialiste, Mamadou Mbodj Diouf se prononce sur l’état de la sa formation politique plusieurs mois après le décès de Ousmane Tanor Dieng.  “Le Parti socialiste a traversé une longue période de deuil, tant la disparition de notre regretté secrétaire général a surpris. Dans la pratique, rien ne devrait changer dans le fonctionnement des instances et la vitalité du parti. Je suis de ceux qui avaient rejeté très tôt la vacance du Secrétariat général, pour affirmer que la première adjointe au secrétaire général, en l’occurrence la camarade Aminata Mbengue Ndiaye, assurait la suppléance. Il faut dire que l’organisation du parti est telle qu’aucune vacance, à quelque niveau que ce soit, ne devrait être ressentie. Mais je crois qu’aujourd’hui, le constat d’un calme plat est le sentiment le mieux partagé par les militants !”, mentionne M. Diouf, dans un entretien avec EnQuête diffusé ce jeudi.

A la question de savoir si les structures du partis se réunissent régulièrement, il répond :  “Effectivement, ce sentiment de vacuité se ressent, donnant l’impression que l’on se cherche encore. Il faudrait mettre cet état de fait dans le lot des conséquences des changements brutaux qui sont intervenus à la tête du parti. Cela devra nécessiter un certain temps d’adaptation avant que les choses ne se remettent vraiment en place. Comme le dit l’adage, “tout changement est difficile au début, compliqué au milieu et magnifique à la fin’’ ! On a tenu une seule réunion du Bureau politique en six mois, et les autres instances n’ont pas assez pris le relai pour répercuter jusqu’aux militants de la base. Gageons que la direction du parti saura entendre cette plainte aphone émanant de la base pour créer l’impulsion nécessaire à la remobilisation et à la reprise des activités. Il y va de notre survie et de notre apport à la coalition BBY”.

L’actuelle secrétaire générale, Aminata Mbengue Ndiaye, est-elle à la hauteur pour présider aux destinées de ce parti historique ? « Il faut dire que, pour nous socialistes, remplacer Ousmane Tanor Dieng n’est pas chose aisée. C’était un leader d’une générosité exceptionnelle et qui avait le dos suffisamment large pour supporter tout le monde, sans jamais rechigner », souligne Mamadou Mbodj Diouf.