NETTALI.COM – Le procureur de la République de Côte d’Ivoire, Richard Adou, a, au cours d’une conférence de presse animée ce 26 décembre 2019 et retransmise sur la RTI, brandi les preuves, en sa possession, constituées d’enregistrements sonores et des photos d’armes de guerre saisies par les enquêteurs pour justifier le mandat d’arrêt international lancé contre l’ancien président de l’Assemblée nationale, accusé de tentative de déstabilisation et de détournement de deniers publics.

La justice ivoirienne a précisé, jeudi 26 décembre, ses accusations contre Guillaume Soro. Selon elle, l’ex-chef de la rébellion et candidat à la présidentielle de 2020 préparait “une insurrection civile et militaire” pour s’emparer “incessamment” du pouvoir. Des accusations aussitôt balayées par sa défense.

De l’avis du procureur, Soro Guillaume préparait “un complot” en deux parties : d’abord une opération de communication à l’étranger pour “jeter le discrédit sur le régime” ivoirien, puis “une insurrection civile et militaire”, a affirmé le procureur de la République d’Abidjan Richard Adou lors d’une conférence de presse.