ETTALI.NET – Les révélations de la chaîne britannique sur l’affaire Petro-Tim continuent de faire le tour du monde. Spécialisée dans la lutte contre la grande corruption, l’Ong Transparency international s’est saisi du dossier ce mardi lors d’une rencontre qui se tient à Nairobi au Kenya.

 L’affaire Petro-Tim continue d’occuper les grands titres des médias sénégalais. Et de plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer la lumière sur les contrats pétroliers et gaziers signés par l’Etat du Sénégal. C’est ainsi que Transparency international est entré dans la danse ce mardi. C’est en tout cas ce que révèle Birahim Seck, coordonnateur du Forum civil, la section sénégalaise de Transparency international.

«Le cas de grande corruption présumée relaté par Bbc impliquant Bp et des autorités sénégalaises est introduit ce matin (ce mardi, ndlr) lors de la réunion régionale de Transparency International à Nairobi (Kenya)», rapporte Birahim Seck sur sa page Facebook. Il explique, d’ailleurs, que «la La lutte contre la grande corruption a été à la base de la création de Transparency International selon Peter Eigen et John Githongo (membres fondateurs de TI)».

Pour rappel, le ministre de la Justice a indiqué, lundi, avoir saisi le procureur général près la Cour d’appel de Dakar pour enquêter sur les allégations de la Bbc, mais aussi sur le fameux rapport de l’Inspection générale d’Etat (Ige) qui circule dans les réseaux sociaux et que le président de la République n’aurait jamais reçu. Mais alors que le procureur général n’a pas encore démarré son enquête, le Président Macky Sall soutient, d’après le journal Libération de ce mardi, que «dans cette affaire, l'État n'avait rien à se reprocher». «C'est désolant de voir une certaine opposition radicale se livrer à de fausses déclarations. Tous les chiffres qu'on annonce sont fantaisistes. Wade, Karim et Souleymane Ndéné Ndiaye avaient signé le contrat de recherche et de partage de production avec Petro-Tim, au nom de la République du Sénégal, le 17 janvier 2012. Quand je suis arrivé, j'ai signé le décret d'approbation, car c'était soit cela, soit déclencher des contentieux parce que le contrat était déjà signé», aurait déclaré le chef de l’Etat lors d’une rencontre avec ses alliés de Benno Bokk Yaakaar.