NETTALI.COM – Lors d’une réunion du comité de pilotage du projet dénommé “Délibération citoyenne pour la paix en Casamance”, le Forum civil a demandé au président de la République de s’impliquer directement pour résoudre le conflit. 

Les trois 3 axes de ce projet ont pour objectif d’assurer une paix durable en Casamance. “Depuis 1982, il y a toujours eu des intermédiaires entre les différents protagonistes du conflit. Le premier niveau d’enseignement est que le président de la République doit sincèrement s’impliquer et discuter directement avec les parties”, a soutenu Birahim Seck, depuis Cap-Skirring, ce week-end. 

Il ajoute :le deuxième niveau est que la Casamance a un réel problème de gouvernance (en matière) de développement humain”. “C’est surtout, révèle-t-il, lié aux différents montants qui sont alloués à la région et qui n’ont jamais fait l’objet d’évaluation.C’est pourquoi, explique-t-il, le Forum civil s’est dit qu’il est temps, au sommet, que le chef de l’Etat puisse initier une table ronde pour  pousser tous les gestionnaires de projets et de programmes au niveau de la Casamance à dire à la population, en fonction d’un nombre d’années bien défini, qu’est ce qui a été injecté et où est ce qu’ils l’ont injecté“. 

Selon le membre du forum, “il y a un besoin réel de redevabilité  pour que la population soit informée de ce que l’Etat alloue en termes de financement dans cette zone“. Pour lui, tant que cette évaluation n’est pas faite, il y aura toujours cette perception que la Casamance est délaissée au profit des autres régions. 

A l’en croire, “cet exercice pourra permettre à l’Etat d’avoir un élément de comparaison avec ce qui est en train de se faire en termes d’infrastructures dans le domaine de l’éducation, de la santé, comparativement aux autres régions”. C”‘est un problème fondamental qu’il faut impérativement régler au niveau de la région du sud. Il y a une nécessité pour le gouvernement de développer une réelle politique de cohésion nationale, une réelle éducation à la cohésion nationale. Ce sont ces trois axes sur lesquels on doit s’appesantir pour espérer avoir une paix durable“, a-t-il conclu.