NETTALI.COM -La célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse a servi de prétexte aux journalistes sénégalais pour demander encore l’adoption du nouveau code  écrit en 2016.

La journée mondiale de la presse est célébrée ce 3 mai. A l’initiative du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics), il a été tenu hier, un panel  au CESTI. Cela, pour échanger sur les blocages liés à l’adoption effective du nouveau code de la presse réécrit en 2016.

« Au Sénégal, nous sommes champions en matière de belles idées et de bonnes initiatives, mais quand il s‘agit de les appliquer, tout le monde se désengage », a déclaré le secrétaire général du Synpics, Bamba Kassé, dans les colonnes du quotidien EnQuête, ce vendredi.  A l’en croire, l’unique point de blocage, à savoir la dépénalisation du délit de presse, a été  retiré du texte pour accélérer son adoption.

« Le journalisme de révélation est à l’agonie sous Macky Sall, peut-être parce qu’il a des amis partout, je n’en sais rien. Une chose est sûre, c’est à nous de nous lever d’un commun accord pour pousser le gouvernement à l’adoption complète du code de la presse », dira Bacary Domingo Mané.

« Toutefois, bon nombre de participants ont estimé que la seule carte de presse nationale peut constituer une avancée significative dans l’assainissement du milieu », poursuit EnQuête.

Il a aussi été, au cours de ce panel, discutée l’idée de l’application d’une convention collective des journalistes  et techniciens de la communication qui garantirait plus de sécurité.