NETTALI.COM – Selon une enquête réalisée par le Conseil national de sécurité alimentaire, plus de 150.000 Sénégalais sont en phase de crise. Cette situation pourrait se détériorer pendant la période de juin, juillet et août jusqu’à atteindre près de 350 000 Sénégalais.

Malgré une situation alimentaire assez satisfaisante en cette période, plus de 150 000 Sénégalais sont toujours en phase de crise. 151 413 personnes vivent dans une insécurité alimentaire à travers le territoire national. Selon les résultats de l’analyse du cadre harmonisé, sur 42 départements, 33 sont en phase minimale et 9 en phase de sous pression.

«La population totale en phase minimale s’élève à 10 970 717 personnes soit 85% de la population analysée (12 962 929 personnes), celle en phase sous pression à 1 840 799 personnes, 151 413 personnes soit 1% sont en phase de crise», lit-on dans le rapport d’enquête du Conseil national de la sécurité alimentaire de 2019. Ainsi, aux yeux de son Secrétaire exécutif, la situation alimentaire au Sénégal s’est améliorée de façon significative.

«A la suite de l’enquête que nous avons menée et qui a couvert tout le territoire national, nous nous sommes rendus compte qu’il n’y a aucun département qui est en crise ou projeté en crise. Nous avons pu mener une enquête intégrée qui a donné de très bons résultats. Depuis 3 ans maintenant, nous sommes en train d’améliorer la situation alimentaire du Sénégal. Aucun département n’est en crise, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de poches d’insécurité», a fait savoir Jean-Pierre Senghor, à l’occasion d’un atelier sur l’analyse nationale du cadre harmonisé «identification des zones et des populations en insécurité alimentaire et nutritionnelle» au Sénégal mars 2019.

Cette amélioration s’explique par un certain nombre de paramètres qui ont impacté positivement la situation alimentaire que sont : la bonne production agricole et halieutique, les pâturages, les prix, l’accès à l’eau potable et les interventions de l’Etat et de ses partenaires. «La bonne production de la campagne agricole 2018/2019 avec une hausse de 55% par rapport à la moyenne des cinq dernières années procure une bonne disponibilité qui impacte positivement la consommation alimentaire. Le bilan céréalier mentionne une disponibilité apparente par personne de 254 kg selon la norme Fao. La production halieutique est en hausse d’environ 25%. La disponibilité du pâturage dans les zones pastorales (Ranérou, Linguère et Kanel) et les zones d’accueil de transhumants (Koumpentoum, Malem Hodar, Koungheul, Tambacounda) est assez bonne, excepté le département de Podor qui est légèrement déficitaire.