NETTALI.COM - Le député de l’opposition critique la cohérence de la majorité et lie la réforme électorale à la question de la loi d’amnistie.

Le débat autour de la modification du Code électoral continue de susciter de vives réactions au sein de l’Assemblée nationale. Ce mardi, le député de l’opposition Thierno Alassane Sall (TAS) a exprimé une critique frontale à l’endroit de la majorité parlementaire, qu’il accuse d’incohérence dans sa démarche.

Dans une publication sur ses réseaux sociaux, le leader de La République des Valeurs a mis en cause ce qu’il qualifie de « rectification sélective » opérée par le parti au pouvoir.

Tout en prenant acte de la volonté affichée de réforme, Thierno Alassane Sall s’interroge sur les priorités de la majorité. « Ainsi donc, PASTEF proclame vouloir faire œuvre de rectification. Soit. Mais alors, qu’y a-t-il de plus scélérat que la loi d’amnistie ? », a-t-il écrit. Pour lui, la réforme du Code électoral ne peut être dissociée d’autres enjeux politiques majeurs, notamment la gestion des événements récents couverts par la loi d’amnistie.

Le député met en avant ce qu’il considère comme une contradiction entre la volonté d’équité électorale et le maintien de zones d’ombre sur certaines affaires. Il évoque notamment le dossier dit “Sweet Beauté”, en lien avec l’affaire impliquant Ousmane Sonko, estimant que des éléments nouveaux mériteraient d’être examinés. Il s’interroge ainsi sur les raisons pour lesquelles certaines affaires restent, selon lui, « scellées ».

Pour Thierno Alassane Sall, la crédibilité de la réforme électorale dépend directement de la capacité des autorités à faire toute la lumière sur les événements passés. « Si la majorité PASTEF veut réellement répondre à la commande de l’opinion, qu’elle revienne sur la loi d’amnistie », a-t-il conclu. Alors que la majorité défend une réforme nécessaire pour assainir le processus électoral, l’opposition continue de contester à la fois la méthode et le contexte.