NETTALI.COM - Au Forum de Dakar sur la paix et la sécurité, le président sénégalais appelle à une riposte collective et à une coopération renforcée pour faire face aux défis sécuritaires en Afrique.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a lancé un appel fort en faveur d’une action collective contre le terrorisme, à l’occasion de la 10e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, tenue au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD).

Dans un contexte sécuritaire de plus en plus préoccupant sur le continent, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de dépasser les discours pour entrer dans une phase d’actions concrètes. « Il est important de parler, mais également d’échanger avec d’autres acteurs », a-t-il souligné, mettant l’accent sur le rôle des familles, des écoles et des réseaux sociaux dans la prévention de la radicalisation, notamment chez les jeunes.

Bassirou Diomaye Faye a alerté sur l’influence croissante des réseaux sociaux dans les dynamiques d’enrôlement. Il appelle à développer des stratégies de communication plus efficaces pour contrer les discours extrémistes et promouvoir les valeurs de paix.

Sur le plan institutionnel, le président a rappelé que les outils existent déjà, tant au niveau national que régional. Il a notamment évoqué les mécanismes d’alerte précoce ainsi que les cadres d’analyse et de coordination, qui doivent désormais être pleinement opérationnels.

Dans l’espace de la CEDEAO, il a déploré la non-activation de la force en attente, pourtant conçue pour répondre efficacement aux menaces sécuritaires dans la sous-région.

Pour le chef de l’État, l’heure est venue de passer « du discours à l’opérationnalisation des solutions ». Il insiste sur la nécessité d’une approche concertée, fondée sur la mutualisation des moyens, du renseignement et des stratégies.

« La souveraineté ne signifie pas l’isolement », a-t-il martelé, appelant les États africains à conjuguer indépendance décisionnelle et coopération active. Une vision qui s’inscrit dans une logique de sécurité partagée, face à des menaces transnationales de plus en plus complexes.

En filigrane, ce discours trace les contours d’une doctrine : celle d’une Afrique souveraine, mais solidaire, capable de faire face collectivement aux défis sécuritaires du XXIe siècle.