NETTALI.COM - Le feu couve à la fédération sénégalaise de Judo et disciplines associées. En conférence ce mercredi 15 avril, le collectif des clubs majoritaires est monté au créneau pour dénoncer " l'illégalité" du président Me Ababacar Ngom et "la mauvaise gestion de la FSJDA".

Organiser une assemblée générale élective dans les plus brefs délais, tel est le leitmotiv du Collectif des clubs majoritaires du Judo sénégalais.
Ayant voté et gagné par 34 voix contre 17 pour aller en AG élective, le Collectif ne mache plus ses mots. "Trop c'est trop. Me Ababacar Ngom n'est plus le président légal de la fédération depuis le 7 mars. Il est actuellement ex président", a laissé entendre Cheikh Sadibou Ndiaye. Une position bien confortée par la motion votée en janvier 2026.

"L'Assemblée Générale statuant aux conditions de quorum et de majorité
prévues par l'article 10 des statuts de la Fédération Sénégalaise de Judo et
Disciplines Associées -FSJDA, convoque l'assemblée générale de renouvellement des instances de la Fédération pour le 7 Mars 2026 ou toute autre date qui sera retenue par l'Assemblée Générale, en application des
articles 7 et des statuts de la Fédération", peut-on lire dans la proposition de Résolution en application de l'article 7 des statuts de la Fédération Séngalaise de Judo et Disciplnes Associées FSJDA.

A en croire au Collectif, le judo sénégalais traverse une forte zone de fortes turbulences dont l'unique responsable se nomme Me Ababacar Ngom qui s'est "même permis d'élire un vice-président".

Le refus de porter la candidature de Me Babacar Wade

L’élément déclencheur de cette "guerre fratricide" remonte à une réunion du Comité directeur tenue le 24 octobre 2024. L’ordre du jour portait, entre autres, sur le soutien à la candidature de Babacar Wade, ancien président de la Fédération, à l’Union Africaine de Judo (UAJ). Selon Me Cheikh Sadibou Ndiaye, le président actuel "a opposé un veto systématique à cette candidature", malgré le souhait manifeste de la majorité des membres du Comité exécutif. "Ce, sous prétexte de vouloir faire élire son ami, le président sortant malgache, à la place de celui qui s’est pourtant battu pour le mettre à la tête de notre Fédération", a déploré le porte-parole du jour.

Chute des résultats sportifs

Au delà de " l'illégalité de l'actuel président", le Collectif dénonce la non tenue de réunion du Comité directeur. Pour Me Abdou Karim Seck, ancien directeur des équipes nationales et membre du Comité directeur, l'article 22 qui stipule que le Comité directeur doit se réunir tous les trois mois, a été violée de manière flagrante.
"Depuis deux ans, aucune réunion n'a été tenu par le Comex", a lancé Me Seck.

Ainsi Me Cheikh Sadibou Ndiaye et compagnie dressent un tableau préoccupant de la gestion actuelle de la fédération. Ils évoquent un manque de transparence, des insuffisances en matière de compétence et une rareté des compétitions pour les athlètes.

A cette longue liste, s'ajoute une baisse des performances sportives, illustrée par l'absence de médaille d'or des seniors lors du dernier Open de Dakar, une première jugée alarmante pour le judo sénégalais.

Après près de quatre ans de règne, Me Ababacar Ngom va-t-il quitter de sitôt son fauteuil à l'issue d'une assemblée générale élective anticipée comme l'exige le Collectif? Le ministère des Sports est vivement attendu sur ce dossier. Une vraie patate chaude.