NETTALI.COM - Le Premier ministre a ordonné la levée immédiate des obstacles financiers et opérationnels freinant la restructuration globale du Réseau de transport en commun. Ce projet phare, d’un coût de 267 milliards de francs Cfa piloté par le Cetud, promet de transformer la capitale en connectant les zones périphériques aux grands axes de transport de masse.

Dakar s’apprête à vivre une mutation profonde de son paysage urbain. En effet, le projet de restructuration globale du Réseau de transport en commun, a reçu un coup d'accélérateur décisif lors du Conseil des ministres de ce mercredi 8 avril 2026. D'un coût global de 267 milliards de FCFA, cette initiative portée par le Conseil exécutif des Transports urbains durables ( Cetud) fait face jusqu'ici à des lenteurs administratives et financières.

Le Premier ministre a décidé d’appuyer sur l’accélérateur en identifiant précisément les blocages opérationnels qui freinent son démarrage effectif. Il a ainsi donné une instruction ferme aux ministres chargés de l’Économie et celui des Finances de « prendre, sans délai, toutes les dispositions nécessaires pour lever ces obstacles et permettre le démarrage effectif du projet ».

Cette impulsion doit garantir que les financements soient mobilisés et les procédures simplifiées pour que les premiers bus puissent circuler dans les plus brefs délais. Selon le communiqué du Conseil des ministres, ce projet « ne se contente pas de moderniser l'existant », mais constitue une « initiative structurante pour la mobilité urbaine de la capitale » de plus en plus engorgée.

L’ambition affichée est double, alliant l'efficacité à l'écologie. Le projet prévoit le déploiement massif de bus à faible émission pour réduire l'empreinte carbone de la ville, tout en garantissant une meilleure desserte des quartiers périphériques souvent délaissés. L'idée centrale est de créer un maillage intelligent où les lignes de bus servent de capillaires pour « mieux connecter les usagers aux transports de masse » que sont le TER et le BRT.

Pour le Chef du Gouvernement, la réussite de ce plan repose sur une montée en gamme technique et humaine. Cela inclut, selon ses termes, « l’acquisition d’un matériel roulant de qualité ainsi que la professionnalisation des opérateurs du secteur », le tout soutenu par la construction d'infrastructures modernes. Face aux lenteurs constatées, le Premier ministre a martelé que la mise en œuvre de ce réseau restructuré « exige une impulsion décisive pour lever les derniers obstacles ».