NETTALI.COM - Face à ces violations manifestes, le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal compte saisir dans la semaine l'Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC).

Nous entendons aussi saisir la justice pour contester cet abus manifeste dans la gestion de ces fonds publics, pour détournement de deniers publics et violations flagrantes des règles d’attribution du FADP”, ont-ils insisté.

Ces démarches, persistent les patrons, ne relèvent pas de la contestation politique : elles constituent l'exercice légitime des voies de droit ouvertes à toute organisation face à des actes contraires à la loi.

Au-delà des chiffres et des procédures, c’est la crédibilité même de l’action publique en matière de soutien à la presse qui est aujourd’hui interrrogée. Le respect de la légalité ne saurait être à géométrie variable, encore moins subordonnée à des considérations conjoncturelles”, fulmine le patronat qui en appelle à “un sursaut institutionnel fondé sur la transparence, l’équité et la primauté du droit, car il en va de l’avenir d’une presse libre, pilier essentiel de toute démocratie”.