NETTALI.COM - Alors que le débat se focalise sur Ousmane Sonko, la réforme des articles L29 et L30 du Code électoral pourrait en réalité profiter à Barthélémy Dias, dont l’inéligibilité est juridiquement établie.
La proposition de loi visant à modifier les articles L29 et L30 du Code électoral suscite de nombreuses interprétations. Si certains y voient une manœuvre pour sécuriser la candidature d’Ousmane Sonko, d’autres estiment qu’elle pourrait surtout bénéficier à Barthélémy Dias.
En effet, contrairement au leader de Pastef, dont l’éligibilité continue de faire débat sans consensus juridique clair sur une éventuelle inéligibilité, Barthélémy Dias a, lui, effectivement perdu ses droits civiques à la suite d’une condamnation, le plaçant de facto hors du jeu électoral.
À ce stade, plusieurs juristes soutiennent que la situation d’Ousmane Sonko ne présente pas d’obstacle juridique avéré à une candidature, estimant que son éligibilité « ne souffre d’aucun doute ». Une position déjà défendue publiquement par le leader de Pastef lui-même.
Dans ce contexte, la réforme envisagée pourrait être perçue comme une ouverture du jeu politique, notamment en direction de figures de l’opposition comme Barthélémy Dias. Une lecture stratégique que Pastef pourrait mettre en avant dans sa communication, en insistant sur une volonté d’inclusion démocratique plutôt que sur un intérêt personnel.
Toutefois, une autre option reste possible : limiter la portée de la réforme aux seules condamnations assorties de sursis. Une telle orientation exclurait de facto Barthélémy Dias, condamné à une peine ferme, et maintiendrait son inéligibilité.
Au-delà des cas individuels, cette proposition de loi relance un débat de fond sur l’équilibre entre justice, droits civiques et participation politique, dans un contexte où la confiance dans les institutions électorales demeure un enjeu majeur.






