NETTALI.COM- En visite ce vendredi 3 avril 2026 à la gare routière des Beaux Maraîchers pour superviser le transport des passagers, le ministre des Transports, Yankhoba Diémé, a fustigé l’attitude des transporteurs grévistes. Il leur reproche d'avoir choisi de paralyser le secteur lors de moments stratégiques, notamment à l’approche de la fête de l’Indépendance et de la fête de Pâques.
Le ministre des Transports Yankhoba Diémé a effectué une visite ce vendredi à la gare des Beaux Maraîchers pour assurer le déplacement des passagers.
Face à ce blocage, le ministre a souligné le caractère exceptionnel de la réponse gouvernementale. « Vous avez vu aujourd’hui, on a été obligé de déployer des véhicules qui font dans l’urbain pour transporter et desservir des axes comme Saint-Louis. Aujourd’hui, nous exerçons cette opération coup de poing, mais l’enjeu n’est pas là. L’enjeu est dans des solutions structurelles et c’est cela que nous voulons privilégier » a-t-il d’emblée précisé.
Yankhoba Diémé voit dans le choix de ce calendrier une volonté délibérée de nuire à l’image et à la stabilité du pays. « Quand nous allons vers un match du Sénégal, dans lequel j’estime que c’est la prolongation de la Coupe d’Afrique, où nous sommes en train de nous battre au niveau international pour inviter un pays et qu’un sabotage soit fait, on calibre la grève à cette date. C’est inacceptable. Quand on rassemble la jeunesse dans une ville emblématique comme Thiès, à la veille de la fête de l’Indépendance, pour un État, un régime qui se veut souverain, je pense que ça va au-delà de la provocation, ça va au-delà du grade de grève. L’État doit agir. Et nous sommes sur cette ligne. Les gares routières du Sénégal appartiennent à l’État » a-t-il lâché avec fermeté.
Pour pallier l’absence des transporteurs privés, la société publique Dakar Dem Dikk a été sollicitée pour injecter l’intégralité de sa flotte dans le réseau interurbain, profitant de la période des vacances scolaires. Le ministre a tenu à rappeler que la porte du dialogue est restée ouverte, malgré le refus de certains acteurs de s’y asseoir. « Celui qui veut aller en grève, on négocie avec lui. Ce qu’on ne peut pas, on lui dit en toute franchise. Nous n’avons fait qu’appeler à la table de négociation. La preuve, à deux réunions, pour ceux qui ont déposé une plateforme et qui ont choisi de boycotter. S’il y a un autre langage, vous pouvez le partager avec moi » a-t-il conclu.






