NETTALI.COM - La 43 ème édition des 6 Heures de Dakar a tenu toutes ses promesses ce weekend (27, 28 et 29 mars) sur le circuit de Sindia. Dans une course marquée par des rebondissements et une compétition acharnée, l’équipage composé de Nagy Kabaz-Karim Karitt a réussi à s’imposer au terme d’une performance impressionnante avec leur Radical SR3. Deuxième de la 42ème édition, l'expérimenté Nagy Kabaz récupère sa couronne et entre un peu plus dans la Légende avec une 12ème victoire de l'épreuve.
Le circuit Dakar-Baobab de Sindia a renoué avec l’ivresse de la vitesse. Les vrombissements des moteurs et les crissements de pneus ont marqué la 43ème édition des 6 Heures de Dakar (27, 28 et 29 mars).
Dès les premiers tours, la bataille pour la tête de la course était intense, opposant la jeunesse et un ancien recordman et ancien vainqueur de cette course d’endurance. L'expérience a su faire preuve d’une stratégie impeccable et d’une maîtrise technique exemplaire.
Malgré la pression constante des frères Azar, vainqueurs de la dernière édition, l'inusable Nagy Kabaz a su garder son sang-froid et gérer l’usure de sa voiture avec intelligence.
"Aujourd'hui, ça me fait 12 litres officiels. Pour moi, c'est la plus belle course que je n'ai jamais remportée. Parce que j'avais une voiture avec un moteur de moto. Ce n'était pas un moteur de voiture, c'était un moteur de moto. On avait joué sur le rapport poids-puissance, la voiture légère avec un petit moteur pour ne pas consommer de l'essence et surtout pour ne pas changer de pneus. Donc on a joué les stratégies de l'endurance pure et ça a payé. On a fini premier de la première manche et on a fini premier de la deuxième manche. Quand je prends le départ d'une course, si je n'ai pas d'ennui mécanique, je gagne toujours", a réagi Nagy Kabaz.
"Je salue mon jeune frère Karim Karim. Ça s'est très bien passé, c'est un bon pilote d'endurance. Il a maintenu vraiment sa régularité, comme je lui avais demandé, et il n'a fait aucune erreur. Nous sommes une équipe, on gagne en équipe. Donc c'est une victoire d'équipe.
Tant que je suis debout et en bonne forme, je continuerai. J'ai 62 ans, dans quelques jours, j'ai prouvé que je pouvais faire de l'endurance autant que les jeunes", a fait savoir le duodécuple vainqueur des 6 H de Dakar.
Une course palpitante
Cette édition des 6 Heures de Dakar a offert un spectacle riche en adrénaline. Les spectateurs ont assisté à des dépassements audacieux, des changements de leader et des arrêts aux stands décisifs.
Le circuit de Sindia, connu pour ses virages techniques, a mis à rude épreuve les compétiteurs, rendant la course encore plus excitante.
"Ça fait plus de huit mois que je travaille sur cette édition. Ce n'était pas évident parce que les sponsors manquent, les gens manquent de finances. C'est très compliqué. Et je ne pensais pas réunir autant de partants. On a eu quand-même 20 inscrits malheureusement trois voitures n'ont pas participé à la course pour les problèmes mécaniques. Et je suis très, très, très content de cette édition qui s'est très bien passée.
Alors au niveau technique, nous avons une satisfaction entière. Les sponsors doivent pouvoir nous aider. Je parle aux pétroliers, assureurs, aux grandes sociétés qui doivent nous aider. C'est leur devoir de nous aider. Donc je leur lance un appel", a laissé entendre Walid Ezzedine du comité d'organisation.
Les 6 Heures de Dakar s’imposent année après année comme un rendez-vous incontournable du sport automobile au Sénégal et en Afrique de l’Ouest. Cet événement attire des passionnés de sport mécanique, des pilotes chevronnés et de nouveaux talents en quête de gloire.
Les résultats du Circuit Dakar-Baobabs de Sindia :
Classement final scratch :
1er équipage : Nagy Kabaz-Karim Karitt (Radical SR3, 6 heures 13 minutes 17 secondes en 170 tours)
2ème équipage : Jérémy Azar-Eliott Ezzedine-Yoan Azar (Porsche 997, 6h15mn39 en 166 tours)
3ème équipage : Jean André Collard-Serge Libens (Lotus, 6h13mn59c en 163 tours).






