NETTALI.COM- Le bras de fer se durcit à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis. En réaction aux menaces d’invalidation de l’année brandies par le Conseil académique, la Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL) a réaffirmé, ce jeudi, le maintien de son mot d’ordre de grève illimitée. Entre revendications sociales et défense des libertés associatives, les représentants étudiants se disent toutefois ouverts à la médiation pour sortir de l'impasse.

La Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL) confirme sa décision de maintenir son mot d’ordre de grève illimitée jusqu'à la satisfaction totale de ses revendications. « Nous demandons aux étudiants de rester chez eux et maintenons le mot d’ordre de grève illimitée jusqu’à ce que nos revendications soient satisfaites », a déclaré Amadou Ba, président de séance, lors d’un point de presse organisé en réponse à un communiqué diffusé par le Conseil académique de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis.

Le Conseil académique, réuni mardi pour analyser la situation de l’UGB, « marquée par la persistance de la grève des étudiants », a prévu de se retrouver en août prochain afin d'évaluer l’opportunité d’invalider ou non l’année ou un semestre, selon les propositions des Unités de Formation et de Recherche (UFR) et de l’Institut Polytechnique de Saint-Louis (IPSL), d'après le communiqué publié mercredi.

La CESL, structure de défense des intérêts des apprenants de l’UGB, observe ce mouvement de grève depuis plusieurs semaines pour protester contre la réforme du système d’attribution des bourses et réclamer de « meilleures conditions sociales et d’études ». Amadou Ba soupçonne par ailleurs les autorités académiques « de vouloir annihiler toutes velléités de revendications en décrétant la mort des associations d'étudiants ».

D’après son porte-parole, la Coordination des étudiants de Saint-Louis demeure toutefois « ouverte aux négociations et va rencontrer les autorités religieuses de la ville de Saint-Louis ». La CESL compte également entreprendre une démarche similaire auprès des autorités gouvernementales, a précisé Amadou Ba, qui souligne que cette structure est « la seule actuellement en marche dans les universités sénégalaises où les structures d’étudiants ont été dissoutes ». Il estime que le communiqué du Conseil académique de l’UGB jette de l’huile sur le feu et ne participe pas à l'apaisement de la situation.