NETTALI.COM - L'artiste Ousseynou Keita, alias Ouzin Keita, et 13 autres individus, âgés de 14 à 39 ans, tous issus de Dakar et de sa banlieue, sont en garde à vue depuis le samedi 07 mars. Ils sont accusés de faits présumés de "proxénétisme, chantage, actes contre nature, et transmission volontaire du VIH/Sida".

Selon le quotidien L’Observateur, au départ de cette affaire, c’est une suspicion d’usage de drogue qui a poussé les éléments de la Division des investigations criminelles (DIC) à faire une descente dans un quartier de Ouest-Foire (Dakar). Ils y découvrent des comprimés d’ecstasy dont certains sont en cours de consommation. Dans la foulée, ils saisissent aussi des lubrifiants, des préservatifs en quantité. L’enquête prend une autre tournure avec la présence sur les lieux d’un mineur de 14 ans, dénommé M. Diouf. Toutes les 14 personnes sont alors embarquées et placées en garde à vue.

L’exploitation des téléphones portables des mis en cause, toujours d’après le journal, aurait fait ressortir un réseau de proxénétisme, où les suspects filmaient leurs ébats sexuels, à l’insu de leurs partenaires. Ces vidéos servaient ensuite de monnaie d’échange pour escroquer ou extorquer des fonds aux victimes, qui craignaient de voir leur intimité exposée sur la toile.

Les aveux explosifs d’Ouzin Keïta

Lors de son interrogatoire, Ouzin Keita aurait avoué être séropositif. Face à cette situation, l’ensemble des prévenus ont accepté de se soumettre "volontairement à des tests de dépistage". En garde à vue, Ouzin K. aurait même évoqué avec insistance un certain Ass, qu’il présente comme son "fils" spirituel, que les enquêteurs suspectent aussi d’être son partenaire sexuel.

En dehors de "Ass", les éléments de la DIC recherchent activement une femme, dont l’identité n’a pas été révélée, et qui est considérée comme "le cerveau" du présumé réseau de proxénètes. C’est elle qui aurait organisé et supervisé les opérations de racolage et de chantage.