NETTALI.COM - A l’Assemblée nationale ce mardi 24 février, le ministre de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’Innovation, Pr Daouda Ngom a été interpellé sur la crise qui sévit actuellement dans les universités. Dans sa réponse le ministre dira que le gouvernement a hérité des anciens régimes d’une situation inédite et intenable dans les universités par rapport aux bourses des étudiants.
"Pendant longtemps avec les chevauchements des années universitaires, le gouvernement payait des rappels de bourse irréguliers. La loi est très claire en la domaine : un étudiant doit être inscrit pour bénéficier de la bourse", a rappelé le ministre.
Selon lui, "l’État n’a touché ni le montant de la bourse ni le nombre de boursiers. Ce qu’on a dit c’est que les 36 mois de bourses seront payés selon les normes de la Direction des bourses. Le paiement de la bourse se fera en fonction de la présence de l’étudiant à l’université".
Pour le Pr Daouda Ngom, "l’État payait 16 mois de bourse dans l’année en lieu et place de 12 mois. C’est ce qui faisait qu’on avait des dérapages budgétaires. On avait voté 70 milliards et on est passé au paiement de 105 milliards. Ce qui ne peut plus se poursuivre. On délivre la bourse pour un cycle".
"Un étudiant non boursier qui passe en classe supérieure n’avait pas de bourse. On a corrigé ce dysfonctionnement pour qu’il ait la demie bourse s’il en reste une étape à franchir. Mais les étudiants se sont opposés et veulent la bourse entière. L’État est en train de discuter avec les étudiants et les acteurs concernés pour résorber la situation de manière definitive", explique le ministre. Qui ajoute : "On ne va donner ce que le gouvernement ne peut pas et les bourses sont payées régulièrement pour les étudiants inscrits le 5 de chaque mois".






