NETTALI.COM - Réuni au siège du SAEMSS, le G7 a décidé de passer à la vitesse supérieure face à ce qu’il qualifie d’”inertie du Gouvernement” dans la mise en oeuvre des engagements pris.

Les syndicats dénoncent également une décision “unilatérale et arbitraire” des autorités de revenir sur des acquis obtenus “de haute lutte” selon un communiqué reçu hier à "Nettali.com".

Estimant que les réponses tardent à venir, le cadre unitaire a arrêté un cinquième plan d’actions qui s’ouvrira dès demain mercredi par un débrayage à partir de 9 heures, suivi d’assemblées générales départementales.

Le lendemain, jeudi 26 février, les enseignants observeront une grève totale. La mobilisation se poursuivra le lundi 2 mars avec un nouveau débrayage à 9 heures.

Le mardi 3 mars, les enseignants cesseront encore les cours à partir de 9 heures avant d’organiser des rassemblements au niveau des Inspections d’Académie.

Enfin, le vendredi 6 mars, une nouvelle grève totale viendra clore cette séquence d’actions.

Le G7 précise que le boycott des évaluations, des cellules d’animation pédagogique, de la formation initiale des élèves-maîtres ainsi que des activités sportives reste maintenu.

Avant d’annoncer cette nouvelle série de mesures, les syndicats ont procédé, dans leur note, à l’évaluation de leur quatrième plan d’actions. Ils se félicitent du fort taux de suivi des mots d’ordre de grève, de débrayage et de boycott, ainsi que du bon déroulement des assemblées générales organisées à la place des rassemblements initialement prévus.

Le G7 condamne par ailleurs le refus du Gouvernement de tenir une rencontre de monitoring avec la partie syndicale afin d’apporter des réponses diligentes aux préoccupations du secteur. Toutefois, le cadre unitaire salue les initiatives de la Cosydep et de la Commission Éducation, Jeunesse, Sports et Loisirs de l’Assemblée nationale, qui ont tenté de renouer le dialogue et d’apaiser l’espace scolaire.

Se disant préoccupé par le devenir du système éducatif et par son rôle central dans la transformation du capital humain, le G7 réaffirme son intransigeance sur la prise en charge des revendications des enseignants.

Les syndicats appellent ainsi l’ensemble des enseignants du Sénégal à se mobiliser massivement pour assurer la réussite de ce cinquième plan d’actions, dans l’espoir d’obtenir des “réponses concrètes et définitives” du Gouvernement.

À défaut d’un compromis rapide, le bras de fer entre l’État et les syndicats de l’éducation pourrait s’inscrire dans la durée, avec des répercussions directes sur le calendrier scolaire.