NETTALI.COM - Lors de la présentation, le mardi 27 janvier, de son livre intitulé : “101 discours d’espoir : plaidoyer pour un monde meilleur”, l’ancien Premier ministre Me Sidiki Kaba est revenu sur les combats qui ont rythmé sa vie d’abord en tant que défenseur des droits humains et ne manque d'aborder la question du droit international, Me Kaba dit tout !

Ancien Premier ministre du Sénégal, ancien ministre des Affaires étrangères, Me Sidiki Kaba a fait face aux journalistes, mardi, pour présenter son livre intitulé “101 discours d’espoir : plaidoyer pour un monde meilleur”.

Interpellé sur la fin du droit international, il s’est montré assez optimiste : “Nous devons rester continuellement debout et vigilants pour défendre la démocratie, c’est à dire le respect du droit, pour ne pas retourner à la loi de la jungle, où l’homme est un loup pour l’homme.”

Comment on a pu en arriver là ? C’est la grande question que se pose le militant des droits de l’homme, sidéré par ce qui se passe de Kiev à Téhéran, en passant par Caracas et Gaza. “…. Si cette logique persiste, ça veut dire que demain les uns peuvent réduire les autres en esclaves. Certains États peuvent décider d’en annexer d’autres. Parce que c’est la loi du plus fort. On ne peut pas vivre dans un monde comme ça et je pense que tout le monde a intérêt à travailler pour y mettre un terme”, plaide-t-il.

Le plus grave, selon le dernier Premier ministre de Macky Sall, c’est que ce sont les plus puissants qui sont en train de violer les lois. Il donne en exemple la Russie en Ukraine et les États-Unis au Venezuela. Pour lui, il ne faut pas pour autant désespérer de bâtir un monde meilleur, basé sur le droit, et respectueux des droits de l’homme. “C’est une construction permanente. Il peut y avoir des progrès extraordinaires, mais ce qui se passe nous montre également qu’il peut aussi y avoir des régressions spectaculaires, qui nous montrent que le vice qui est en l’homme peut toujours surgir”. Mais comme disait Gramsci : ‘il faut savoir allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté’”, prêche le défenseur des droits de l’homme.