NETTALI .COM- L'affaire Farba Ngom relative aux téléphones qu'il aurait détenu en prison fait une première victime- Un garde pénitentiaire a été placé en garde à vue.
Il est soupçonné d'avoir «livré» les deux téléphones à Farba Ngom. Un garde pénitentiaire a été placé en garde à vue ce mardi. Selon les premiers éléments de l'enquête, des procès-verbaux d'auditions de Tahirou Sarr figurent parmi les fichiers retrouvés dans la chambre de Farba.
Toujours dans le cadre de cette nouvelle procédure initiée contre Farba Ngom, ce dernier a été extrait du pavillon spécial, pour être entendu. Mais, le maire des Agnam a refusé de répondre aux questions des enquêteurs de la Section de recherche.
S’exprimant devant la presse ce mardi, le ministre de la Justice, Yacine Fall a accusé le parlementaire, incarcéré depuis près de onze mois, de détention frauduleuse de téléphones portables en milieu carcéral, mais aussi de communications et de manœuvres à caractère politique pouvant, selon elle, menacer l’ordre public. Elle a annoncé, dans la foulée, l’ouverture d’« enquêtes approfondies ».
Selon Yassine Fall, une fouille effectuée le 28 décembre 2025 dans sa cellule du pavillon spécial aurait permis de découvrir deux téléphones portables par-devers le détenu. « Le détenu Farba Ngom a été trouvé porteur de deux téléphones qu’il détenait frauduleusement », a-t-elle déclaré.
La ministre affirme que ces appareils ont servi à des communications structurées et transfrontalières, impliquant plusieurs pays, notamment le Maroc, le Mali, l’Autriche, le Bangladesh et les États-Unis. Elle soutient également que les téléphones auraient été utilisés pour des opérations financières, tant au niveau national qu’international.
Plus grave encore, Mme Fall évoque des échanges réguliers avec des journalistes et des responsables politiques, portant sur des «manœuvres et complots à caractère politique susceptibles de troubler l’ordre public ».
La ministre de la Justice a également remis en cause la gravité de l’état de santé invoqué par la défense de Farba Ngom. Selon elle, des « éléments objectifs » attesteraient d’une activité soutenue et constante du détenu, incompatible avec l’image d’un prisonnier dont l’état serait critique.






