NETTALI.COM - Le climat social reste tendu à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Dans un communiqué reçu, le jeudi 8 décembre à Nettali.com, le Collectif des amicales de l’Ucad, qu’il présente comme “la structure légitime pour la représentation estudiantine”, a informé l’opinion publique avoir mis un terme à la visite du ministre de l’Enseignement supérieur sur le campus et l’avoir contraint à quitter les lieux.
L’organisation étudiante tient toutefois à préciser que cette action ne saurait être assimilée à un acte d’irresponsabilité. Elle y voit plutôt l’expression d’un profond malaise au sein de la communauté universitaire.
Selon le collectif, il s’agit du résultat “d’une désolation totale de la communauté estudiantine face à un gouvernement qui reste silencieux dans un contexte de crise”.
Au coeur des revendications figure la question des bourses. Les amicales rappellent que “les étudiants de Master 1 sont restés 13 mois sans percevoir de bourses”, une situation jugée intenable.
À ces retards s’ajoutent, selon elles, “beaucoup d’irrégularités affectant une grande partie des étudiants de tous les niveaux”, aggravant davantage la précarité sur le campus.
Face à cette situation, le collectif indique avoir, dans un premier temps, privilégié l’apaisement. Il affirme avoir “décidé de suspendre le mot d’ordre pour appeler le dialogue et la négociation”. Une main tendue qui, selon les étudiants, n’a pas trouvé d’écho auprès des autorités, le gouvernement n’ayant pas, à ce stade, “rejoint les étudiants dans cet appel à un règlement paisible de la situation”.
Déterminé à obtenir des réponses concrètes, le Collectif des amicales avertit qu’il pourrait durcir le ton dans les prochains jours. Il prévient “qu’il n’hésitera pas de passer à la vitesse supérieure d’ici la semaine prochaine si le problème persiste”.
En attendant, les amicales réaffirment leur mobilisation aux côtés des étudiants et assurent réitérer “leur engagement indéfectible envers la communauté estudiantine”, dans un contexte où la question sociale demeure l’un des principaux foyers de tension à l’Ucad.






