NETTALI.COM - Par arrêté n° 000666 du 6 janvier 2026, le ministre Amadou Moustapha Dieck Sarré a mis fin aux fonctions de Mohammed Mbow, psychologue conseiller de 2ᵉ classe, 1er échelon (matricule de solde n° 738786/G). Le document officiel précise que l’intéressé est désormais mis à la disposition de la Direction des ressources humaines (DRH) du ministère.
Quelques heures après la publication de l’arrêté, Mohammed Mbow a livré sa version des faits dans une note rendue publique. Il affirme que cette décision ferait suite à deux publications dans lesquelles il exprimait ses opinions personnelles et son engagement politique, assumé au sein de la coalition Diomaye Président. Un engagement qu’il dit public, connu et exercé en dehors de toute faute professionnelle.
Le fonctionnaire rappelle que le droit syndical et le droit politique sont des libertés fondamentales garanties par la Constitution, estimant que des divergences d’opinions ou d’appartenance politique ne sauraient justifier une sanction administrative, en l’absence de manquement professionnel.
Selon lui, la mesure prise à son encontre constitue un abus de pouvoir, visant à sanctionner des convictions politiques et à restreindre des libertés légalement protégées. Il va plus loin en parlant de « forfaiture », déclarant au téléphone : « Je suis de la coalition Diomaye Président. J’ai été avec Avenir Sénégal Biñu Beug. Avec la nomination de la superviseure, j’ai été parmi les premiers à m’engager dans la coalition Diomaye. J’ai partagé des photos et pris des positions qui n’arrangeraient pas les gens de Pastef. »
Mohammed Mbow appelle ainsi à plus de retenue et de responsabilité de la part des autorités politiques et institutionnelles, estimant que la confiance des citoyens, longtemps ébranlée par des pratiques jugées injustes, ne peut être restaurée par des décisions perçues comme partisanes.
Dans une charge plus directe, il affirme : « Aujourd’hui, les démons de la division sont dans le camp de Pastef. Je pense que le ministre Sarré doit être plus responsable. »
Tout en disant prendre acte de l’arrêté ministériel, le psychologue conseiller annonce qu’il réagira politiquement et poursuivra son engagement, qu’il juge clair et sans ambiguïté.






