NETTALI.COM- L’avenir de la démocratie au Sénégal inquiète l’essayiste, Hamidou Anne. Invité de l’émission « Jury du dimanche » sur Iradio, le membre de l'Alliance Pour la République (APR), alerte sur les « signaux faibles » et préconise des solutions.
Sur le plateau de Iradio, Hamidou Anne a exprimé son inquiétude par rapport à l'avenir de la démocratie. L’essayiste membre de l'Alliance pour la République (APR) soutient que celle-ci est en pleine « régression » à l’échelle mondiale. Selon son constat, il y a un affaiblissement général alimenté par la tentation populiste en Europe, le durcissement des régimes, l’affaiblissement du multilatéralisme.
En Afrique de l’Ouest, poursuit-il, il y a « l’engouement d’une partie de la jeunesse pour les coups d’État militaires » (Mali, Niger, Burkina Faso). Il ajoute qu’il y a pire en soutenant que « les régimes populistes sont plus dangereux que les putschs, car ils détruisent les contre-pouvoirs progressivement et légalement ».
Car, argue-t-il, « le risque principal est de basculer dans une démocratie illibérale sans que les citoyens ne s’en rendent compte ».
Pour le cas du Sénégal, l’apériste alerte que notre pays n’est pas à l’abri. Pour étayer ses propos, il évoque des « signaux faibles » de fragilisation démocratique. Il s’agit entre autres d’appels à l’armée, de violences politiques, de crispations institutionnelles, de procédures judiciaires controversées, de fragilités des libertés individuelles. « Le danger, c’est que les citoyens se réveillent un jour et découvrent qu’ils ne vivent plus en démocratie » alerte-t-il tout en rappelant que la démocratie n’est jamais achevée mais, elle est toujours en sursis.
C’est pourquoi Hamidou Anne plaide comme solution le renforcement de l’éducation nationale, socle de tout État moderne; la modernisation du logiciel démocratique, encore marqué par les dérives des régimes précédents; la défense des institutions, seules garantes de stabilité.






