NETTALI.COM - Le journal L’Observateur revient sur les accusations d’Ousmane Sonko lors de son Tera Meeting concernant un marché de l’Enseignement Supérieur.  Le journal note qu’en réalité il s’agit juste de soupçons entourant un marché public universitaire de plus de 45 milliards de francs CFA, alors même qu’il n’aurait pas encore été signé.

Selon les informations du quotidien, cette accusation, à forte teneur politique, reposerait pour l’instant sur peu d’éléments concrets. En effet, le ministre de l’Enseignement supérieur, Abdourahmane Diouf, ne serait pas à l’origine des offres techniques et financières constituant le projet, élaborées depuis novembre 2024. Le coût global n’aurait d’ailleurs subi aucune modification malgré six mois de traitement à la Primature.

Toujours d’après les sources de L’Observateur, le ministre Diouf n’a ni installé la commission des marchés, ni choisi les entreprises, et n’a signé aucun contrat. Ces documents n’auraient, pour l’heure, été validés ni par le ministère ni par les sociétés attributaires. Ce n’est qu’à la suite du passage du ministre Daouda Ngom à l’Assemblée nationale que les 45 milliards ont été inscrits dans le budget du ministère et adoptés dans la loi de finances.

« Comment pourrait-on parler de surfacturation sur un marché qui n’a même pas encore été signé ? », s’interroge une source proche du dossier, ajoutant qu’aucun contrôle ou enquête ne peut être mené sur des contrats encore en phase de préparation.

Les montants répartis par lot se présentent comme suit :

  • Lot 1 : Université Cheikh Anta Diop de Dakar – 9 028 458 851 FCFA
  • Lot 2 : Université Gaston Berger de Saint-Louis – 7 887 200 253 FCFA
  • Lot 3 : Universités Iba Der Thiam (Thiès) et Alioune Diop (Bambey) – 18 021 043 141 FCFA
  • Lot 4 : Université Assane Seck de Ziguinchor – 6 782 310 379 FCFA
  • Lot 5 : Université virtuelle du Sénégal et Université Amadou Mahtar Mbow – 3 603 450 546 FCFA

Pour l’instant, le mystère demeure autour de ces soupçons. Certains observateurs estiment que le Premier ministre Ousmane Sonko ou ses services pourraient prochainement apporter des éclaircissements afin de lever toute ambiguïté.

En attendant la signature des contrats, la phase d’exécution de ce vaste programme universitaire devrait être pilotée par Dethié Fall, nouveau ministre des Infrastructures, désormais chargé de la centralisation des projets de construction de l’État.