NETTALI.COM- Le Syndicat national des travailleurs en éducation spécialisée (Syntes) réclament de meilleures conditions de travail et une audience avec leur tutelle. A défaut, ils menacent d’observer un débrayage national les 13 et 14 novembre 2025, suivi d’une grève générale le 19 novembre.
Les travailleurs en éducation spécialisée ressentent une marginalisation persistante au sein du ministère de la Justice. Réunis au sein du Syndicat national des travailleurs en éducation spécialisée (Syntes) qui regroupent 337 agents à travers le pays (professeurs, inspecteurs, éducateurs spécialisés, maîtres d’enseignement technique, assistants et conseillers sociaux, cuisinières ou lingères), ils ont tenu un sit-in devant le siège de la Direction générale de la protection judiciaire et sociale.
« Nous sommes régulièrement exclus des avantages accordés au personnel du ministère. Même le fonds commun de la Justice nous a été refusé », a fustigé Baba Lyssa Ndiaye, secrétaire général.
Le syndicaliste déplore également la détérioration des conditions de travail, particulièrement dans les structures d'Action éducative en milieu ouvert (Aemo) de Pikine-Guédiawaye et de Cambérène, où les agents accueillent des mineurs dans « des bâtiments délabrés ».
Le manque de moyens logistiques est aussi déploré. « Près de 90% du travail se fait sur le terrain, mais nos services ne dis posent d'aucun véhicule. Certains collègues utilisent des motos «Ja karta pour effectuer des enquêtes et appuyer les juges», se plaint M. Ndiaye.
En outre, le Syntes plaide aussi pour un relèvement du niveau de recrute ment, actuellement fixé au baccalauréat, vers la Licence, afin de classer les éducateurs à la hiérarchie A2, « conformément aux standards internationaux ». Il réclame aussi la révision du décret n° 2024-792, qui réserve la direction générale de la Dgpjs aux magistrats hors hiérarchie.
« Cette disposition est injuste. Nos profils, à la croisée du judiciaire, de l'éducatif et du social, nous permettent de prétendre à cette fonction», fulmine le secrétaire général. Il rappelle que le texte a été signé, le 26 mars 2024.
Face à leur détresse, les syndicalistes espèrent qu’ils seront reçus par la ministre de la Justice, Yassine Fall. A défaut, ils menacent de poursuivre leur plan d'action, avec un débrayage national les 13 et 14 novembre 2025, suivi d'une grève générale le 19 novembre.





