NETTALI.COM - L'Alliance pour la République (APR) a réuni ce jeudi son Secrétariat exécutif national (SEN) pour se prononcer sur les grandes questions d'actualité. Elle dénonce notamment les "manipulations" autour d'une supposée rencontre à Paris entre Macky Sall et son successeur Bassirou Diomaye Faye.
"Des manipulations grotesques diffusées par une certaine presse". Voilà comment l'Alliance pour la République (APR) qualifie les spéculations autour de la supposée rencontre entre Macky Sall et Bassirou Diomaye Faye qui séjournent actuellement à Paris. "Le Président Macky Sall est à Paris dans le cadre de son agenda international, pour des rencontres fixées depuis le début de l’année. Le SEN dénonce ces allégations mensongères et précise qu’aucune rencontre avec le Président Bassirou Diomaye Faye n’est inscrite à l’agenda du Président Macky Sall", lit-on dans le communiqué sanctionnant la rencontre de ce jeudi de l'instance dirigeante de l'APR.
Le Secrétariat exécutif national (SEN) du parti de Macky Sall a aussi évoqué l'élection d'Abass Fall au poste de maire de Dakar. Et c'est pour regretter un "hold-up" obtenu "grâce à une stratégie de confiscation mise en œuvre par l’Exécutif avec la complicité de membres de l’Administration territoriale". "Les Sénégalais ont assisté à un scénario ubuesque, où un candidat ultra minoritaire s’empare du fauteuil de maire par la manipulation des textes, l’achat de consciences et la conspiration politicienne. Face à cette injustice flagrante, le SEN salue l’attitude responsable des conseillers de l’APR à la Ville de Dakar, qui ont veillé scrupuleusement au respect de la parole donnée, et ont fait preuve de fidélité à leurs valeurs républicaines et à leur posture d’opposants résolus. Par une odieuse manipulation, le Pastef confisque les suffrages de centaines de milliers de Dakarois, qui avaient porté leur choix sur M. Barthélémy Toye Dias", poursuit le communiqué. Qui revient également sur "les menaces du régime sur les libertés des citoyens, notamment par la volonté publiquement exprimée d’ériger un parti-État".
L'APR dénonce "l'acharnement sur les journalistes, activistes et chroniqueurs des médias". "A ce propos, le SEN exprime son indignation au sujet de la convocation de Mamadou Sy Tounkara pour des motifs ridicules, montrant encore l’inféodation du Procureur de la République qui, semble-t-il, émargerait dans les livres du Pastef au lieu d’assumer son rôle de garant des intérêts de la société. Sur ce même registre des libertés publiques, le SEN exige la libération des détenus d’opinion Badara Gadiaga, Abdou Nguer, Jérôme Bandiaky et de l'homme d'affaires Tahirou Sarr", ajoute le texte de l'APR. Qui exige "la libération des otages politiques du parti, Farba Ngom, Mansour Faye, Lat Diop, Moustapha Diop, Maodo Malick Mbaye, et la fin des poursuites contre les anciens ministres Ismaïla Madior Fall, Aïssatou Sophie Gladima et Salimata Diop Dieng".