NETTALI.COM- La Brigade de Recherches de Dakar a mis la main sur un individu soupçonné d’être au cœur d’un réseau de falsification de documents administratifs. Une opération ciblée qui révèle l’existence d’un atelier clandestin équipé de matériels sophistiqués.

Dans sa lutte constante contre la criminalité, la Gendarmerie nationale sénégalaise a marqué un point important. Le vendredi 4 juillet 2025, la Brigade de Recherches de Dakar a procédé au démantèlement d’un réseau spécialisé dans la fabrication de faux documents. Un individu a été arrêté en flagrant délit, mettant en lumière un circuit illégal bien organisé.

« Cette opération s’inscrit dans le cadre des directives du Haut-commandement visant à renforcer la sécurité et à lutter efficacement contre toutes les formes de criminalité », indique la Gendarmerie dans un communiqué.

L’intervention, fruit d’une enquête minutieuse appuyée par des renseignements jugés fiables, a permis d’interpeller un homme directement impliqué dans des activités de faux, usage de faux, contrefaçon et altération de documents administratifs. C’est à son domicile que les gendarmes ont découvert un atelier clandestin, digne d’un véritable centre de production illégal.

Sur place, les enquêteurs ont mis la main sur une machine à confectionner de fausses cartes, deux imprimantes, un onduleur, une table de travail, ainsi que 38 talons vierges et 60 laminas,ces feuilles sécurisées normalement réservées aux services officiels comme le Bureau des passeports.

Le bilan est éloquent : sept faux passeports, dont un de nationalité bissau-guinéenne, quatre permis de conduire falsifiés, une fausse carte nationale d’identité, un faux visa Schengen, mais aussi une fausse carte d’import-export, une fausse carte d’identité gambienne, une licence de football trafiquée, et même un cachet au nom du ministère de l’Équipement et des Transports terrestres. Des éléments qui témoignent d’une tentative d’usurpation massive d’identités et d’accès frauduleux à divers services.

L’enquête suit toujours son cours et vise à identifier d’éventuels complices ou commanditaires. Selon les autorités, des ramifications au niveau national et régional ne sont pas à exclure. La nature des documents et leur diversité laissent présager un trafic aux enjeux importants.