NETTALI.COM - Le taux de croissance de la zone UEMOA est attendu à 6,1% en 2022 et à 7,9% en 2023, indique la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), dans un communiqué. Toutefois, l'institution financière sous-régionale pointe des risques liés à l’environnement sécuritaire, à l’accroissement des cours des produits pétroliers et alimentaires importés par les Etats membres de l’Union, ainsi qu’à l’impact des tensions géopolitiques dans le monde.

Selon  la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), dans un communiqué, les perspectives économiques de l’Union économique et monétaire ouest-africaine demeurent globalement favorables avec un taux de croissance attendu à 6,1% en 2022 et à 7,9% en 2023.
Ce constat a été dressé par le Conseil des ministres de l’Union lors de sa dernière session à l’agence principale de la BCEAO à Lomé (Togo).
Malgré son optimisme, le Conseil signale que l’Union fait face à des "risques liés à l’environnement sécuritaire, à l’accroissement des cours des produits pétroliers et alimentaires importés par les Etats membres de l’Union, ainsi qu’à l’impact des tensions géopolitiques dans le monde".
Ainsi, le Conseil exhorte les Etats membres à accélérer les réformes afin de mobiliser davantage de ressources fiscales, d’assurer l’efficience des dépenses publiques et de favoriser une meilleure programmation dans la gestion budgétaire.
Les ministres ont insisté sur "la nécessité de prendre les mesures idoines pour renforcer les capacités locales de production et améliorer la disponibilité sur les marchés des produits de première nécessité".
Les ministres, examinant la conjoncture économique dans l’UEMOA, ont fait part du "raffermissement de l’activité économique en 2021, après le fort ralentissement en 2020 du fait de la pandémie de Covid-19".
En outre, le taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB), en termes réels, est estimé à 5,5% pour l’année 2021 après une réalisation de 1,8% en 2020, sous l’effet de la mise en œuvre de mesures de relance économique par les Etats membres ainsi que du maintien d’une politique monétaire accommodante par la BCEAO.
Le Conseil s’est félicité des "mesures de soutien prises par la BCEAO et de l’orientation actuelle de la politique monétaire qui devraient permettre de conforter la reprise économique au sein des pays de l’Union au cours de l’année 2022".
La rencontre a relevé "l’accentuation des tensions inflationnistes dans l’Union au quatrième trimestre 2021 et durant les premiers mois de l’année 2022, à l’instar des autres régions du monde".
Le Conseil des ministres a tenu sa première session ordinaire au titre de l’année, à Lomé, sous la présidence du ministre de l’Economie et des Finances du Togo, Sani Yaya, en présence du président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop, du gouverneur de la BCEAO, entre autres autorités.