NETTALI.COM – Deux charlatans et leur présumés complices sont accusés d’avoir soutiré plus de 300 millions de francs CFA à un émigré sénégalais vivant aux Etats Unis. Ces derniers seront jugés le 20 janvier prochain.

Mouhamed Bèye, émigré sénégalais vivant aux Etats Unis, va certainement réunir toutes les chances de son côté pour gagner son procès contre des charlatans, Cheikh Tidiane Bâ et Babou Kouta qui lui auraient soutiré plus de 311 millions de francs CFA.

Les faits remontent en mai 2019. Il avait, à l’époque, contacté le sieur Ba, qu’il avait connu sur le net, pour prodiguer des soins à sa mère malade. Le marabout lui avait, quelques jours après leur connaissance, prédit un avenir radieux. Pour la réalisation de ses vœux, il lui avait recommandé un autre marabout nommé Pape Samba Badji, présenté comme un faiseur de miracle. Il lui a versé une somme de 20.000.000 francs pour des gris-gris et des bains mystiques. Il a aussi réussi à le convaincre par des pratiques mystiques surréalistes consistant à faire couler du sang à partir d’un œuf cassé et d’autres scènes.

Retourné aux Usa, M. Bèye a dû revenir au Sénégal sur ordre du marabout qui, plus tard, le met en rapport avec un certain Arfang Goudiaby qui n’est personne d’autre que Babou Kouta. Lorsque les gendarmes enquêteurs de la Section de recherches se sont rendus chez Cheikh T. Bâ, ce dernier a avoué avoir mis le plaignant en rapport avec Kouta alias Arfang Goudiaby, alias Badji. Il a révélé avoir reçu de ce dernier la somme de 106 millions FCfa qu’il a aussitôt remise aux enquêteurs.

Des billets de banque falsifiés estimés à 240.000 FCfa, 14 cornets de chanvre indien, le passeport et le billet d’avion de M. Bèye ainsi que des pièces d’identités d’autrui dont une avec sa photographie ont été découverts chez Kouta. C’est pourquoi, outre l’association de malfaiteurs, le charlatanisme et l’escroquerie, ce dernier doit répondre des chefs de faux et usage de faux, blanchiment, détention de drogue pour usage.

Le duo sera jugé avec le présumé complice Amadou Kâ, interpellé à la suite d’une délégation judiciaire. Tous les trois seront jugés le 20 janvier 2022.